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Voir la version complète : flunitrazepam


SNOOPY
17/09/2004, 12h05
je viens de recevoir une missive de l'observatoire liégeois des drogués nous alertant sur les dérives de cette molécule (dépression respiratoire, dépendance, substitution, utilisation comme "amnésique" et déshinibition...) signée par un magistrat, un inspecteur principal, l'inspecteur de pharmacie...
suit :

"sur base de ces informations et de l'inquiétude qu'elles engendrent parmi les membres de l'Observatoire, il nous paraît utile de rappeler ce qui suit :

1) l'unique indication thérapeutique officielle du flunitrazepam est le traitement à court terme de l'insomnie; l'utilité de cette molécule dans d'autres indications (et en particulier comme traitement principal ou adjuvant d'une toxicomanie ) n'a pas été validée scientifiquement ;"

S : dans ce cas, pourquoi est-ce que la quasi-totalité de mes toxicos en ont sur leurs prescriptions accompagnat leur méthadone

"2) dans l'indication reconnue, la posologie recommandée est de 1/2 à 1 comprimé le soir pendant une période n'excédant pas 4 semaines avec, en cas de nécessité, une augmentation de la dose jusqu'à 2 comprimés par jour;"

S : ils ont oublié que les petits vieux prenaient à l'époque 1 à 2 comprimés de rohypnol... 4 mg

"3) le flunitrazepam appartient à la classe des "psychotropes spécialement réglementés ", ce qui a pour le prescripteur les implications suivantes :
- établir sa prescription de façon manuscrite
- mentionner le nombre de conditionnements en toute lettre"

S : beaucoup de prescripteurs dans ce cas sont au courant

"4) toute prescription ou délivrance non justifiée de flunitrazepam pourrait être considérée comme un entretien ou une aggravation de toxicomanie (AR du 02/12/1988) et ce également pour le pharmacien, même si ces délivrances sont couvertes par des prescriptions médicales en bonne et due forme"

S : là, c'est le sommet, j'effectue mon métier dans les règles et je peux être poursuivi pour cela. J'estime que ce n'est pas à moi à juger de la pertinence ou non d'un traitement (je devrais donc m'eng... avec chaque médecin dès qu'une prescription me paraît suspecte). dois-je dans ce cas, refuser d'exécuter la prescription ? (non assistance à personne en danger ?)
Que ce produit soit alors considéré comme un vrai stupéfiant et non comme une boite que l'on revend à 2 ou 3 euros le comprimé...
:ler :ler :ler

metens
17/09/2004, 13h07
Tiens bon!
Dans une dizaine d'années, lorsque les consommateurs accros (les petits vieux qui sont complètement dépendants) seront décédés , tu ne verras plus de prescription de flunitrazepam hormis ds certains cas de toxicomanes.
:--

Freedoc
30/09/2004, 19h27
Provient du message de SNOOPY
"4) toute prescription ou délivrance non justifiée de flunitrazepam pourrait être considérée comme un entretien ou une aggravation de toxicomanie (AR du 02/12/1988) et ce également pour le pharmacien, même si ces délivrances sont couvertes par des prescriptions médicales en bonne et due forme"

S : là, c'est le sommet, j'effectue mon métier dans les règles et je peux être poursuivi pour cela. J'estime que ce n'est pas à moi à juger de la pertinence ou non d'un traitement...
:ler :ler :ler ^

Ben oui, sinon à quoi ça sert un pharmacien ?

J'ai été très heureux qu'un pharmacien m'informe qu'un patient "papillonnait" autour de sa pharmacie en tapant du lorazepam un peu partout.

Un confrère a eu moins de chance, le pharmacien "qui effectuait son métier dans les règles de l'art" n'avait pas eu cette politesse, bilan un mort ... :-(

Allons allons, Snoopy, je pense que déontologiquement si tu te rends compte qu'un patient obtient une BZDZ en quantités anormales auprès d'un ou de plusieurs médecins, tu lui remets ce qui correspond à dix ou vingt fois la dose somnifère, tu dois tout de même te poser des questions ... non ?

SNOOPY
01/10/2004, 12h28
ne jouons pas les hypocrites, je sais parfaitement que les toxicos revendent une partie de leurs comprimés

mais quand le médecin prescripteur te dit qu'il est conscient de ses prescriptions "astronomiques" et que l'inspecteur est averti trimestriellement, que veux-tu faire de plus ???

Freedoc
01/10/2004, 20h14
Provient du message de SNOOPY
ne jouons pas les hypocrites, je sais parfaitement que les toxicos revendent une partie de leurs comprimés

mais quand le médecin prescripteur te dit qu'il est conscient de ses prescriptions "astronomiques" et que l'inspecteur est averti trimestriellement, que veux-tu faire de plus ???

Informer le médecin qu'il est mis sous surveillance.
Pour le reste, tu ne peux rien faire, en effet.

Amicalement

Ninie
19/11/2004, 17h38
Voir aussi la circulaire de la dgm

http://www.afigp.fgov.be/New/FR/Archives/circulaire/circ%20451a.pdf

Zoro
19/11/2004, 23h12
Hé les copains...que faire si mon patient vient avec une ordonnance (18/11/04) avec 30 gel. métha.30mg et 3 boîtes de flunitrazépam (1comp/jour).

?????????????????????

Je voudrais savoir si c'est mon devoir de suivi thérapeutique ou un autre qui prime !

Zoro
19/11/2004, 23h20
Charleroi a été un pionnier dans le traitement de la dépendance.
Très peu de pharmaciens (comme moi) acceptent de prendre en charge ces patients.
Ce que je me demande, c'est même si nous respectons les prescriptions...
Où se situe notre responsabilité : où elle commence et où elle s'arrête.

splendid2428
20/11/2004, 06h14
J'ai une très longue expérience en ce qui concerne le traitement par la méthadone. Je suis avec le Dr JP Jacques, grand expert en la matière, le co-fondateur du Projet Lama - pour JP Jacques le traitement à la méthadone ne justifie en rien la prise conjointe de benzodiazépine quelle qu'elle soit (pas même diazépam). Pour lui, ces prescriptions conjointes sont la preuve que le médecin n'a pas su "équilibrer" son patient.