LDetry
21/02/2004, 07h00
Le principe de revaloriser le rôle du pharmacien pour dépasser le rôle caricatural de « vendeur de boîte » dont il est affublé va dans le bon sens. Encore faut-il en fixer les limites. En effet, s’il nous paraît essentiel actuellement d’investir dans la formation et l’accréditation des pharmaciens afin d’améliorer la qualité des conseils prodigués à nos membres, il nous semble plus difficile de donner notre blanc-seing en matière de développement d’un outil informatique comme le DSP tel que défini dans la presse. Comme le dossier médical global, cet outil risque d’être plus administratif qu’opérationnel. Si chaque pharmacien ouvre un DSP pour chaque patient, quid du suivi si ce dernier n’est pas fidèle à son pharmacien (environ 20 % des cas selon certaines études)? L’objectif fixé ne sera pas atteint."
Nous ne souhaitons pas obliger nos membres à rester, sous n’importe quel prétexte, fidèles à leur pharmacien ou à leur médecin. Si le DSP doit se développer il faut le voir alors comme un réel outil mis à la disposition des pharmaciens et des prescripteurs dans le cadre de la concertation médico-pharmaceutique. Son contenu devrait contenir un minimum d’informations et devrait pouvoir être objectivable et évaluable en matière de qualité, à tout le moins. Un préalable indispensable serait d’investir d’abord dans les missions du pharmacien (définitions, formations, accréditation) puis dans les moyens mis à disposition avant de décider d’un honoraire de gestion du DSP."
[COLOR=red]A propos du nouveau système d'honoraires[/COLOR] "C’est parfaitement envisageable pourvu que cela n’engendre pas de surplus du budget pour le réaliser. Il est évident que les pharmaciens exigeront à l’avenir une revalorisation de leurs honoraires intellectuels si d’aventure leur marge opérationnelle diminuait. Par ailleurs, un honoraire forfaitaire identique quelle que soit la boîte de médicament délivrée est évidemment indispensable pour que le choix de délivrance soit conditionné exclusivement à des impératifs de santé publique. Les cosmétiques et les produits para-pharmaceutiques doivent être exclus de ce système. "
Nous ne souhaitons pas obliger nos membres à rester, sous n’importe quel prétexte, fidèles à leur pharmacien ou à leur médecin. Si le DSP doit se développer il faut le voir alors comme un réel outil mis à la disposition des pharmaciens et des prescripteurs dans le cadre de la concertation médico-pharmaceutique. Son contenu devrait contenir un minimum d’informations et devrait pouvoir être objectivable et évaluable en matière de qualité, à tout le moins. Un préalable indispensable serait d’investir d’abord dans les missions du pharmacien (définitions, formations, accréditation) puis dans les moyens mis à disposition avant de décider d’un honoraire de gestion du DSP."
[COLOR=red]A propos du nouveau système d'honoraires[/COLOR] "C’est parfaitement envisageable pourvu que cela n’engendre pas de surplus du budget pour le réaliser. Il est évident que les pharmaciens exigeront à l’avenir une revalorisation de leurs honoraires intellectuels si d’aventure leur marge opérationnelle diminuait. Par ailleurs, un honoraire forfaitaire identique quelle que soit la boîte de médicament délivrée est évidemment indispensable pour que le choix de délivrance soit conditionné exclusivement à des impératifs de santé publique. Les cosmétiques et les produits para-pharmaceutiques doivent être exclus de ce système. "