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Voir la version complète : L’ABSyM va entamer une action pour mettre un frein à cette substitution illégale


LDetry
13/05/2005, 11h36
Communiqué de Presse de l'Absym:

COMMUNIQUE DE PRESSE CONCERNANT LA PRESCRIPTION DU MEDICAMENT

Le Conseil d’administration de ce 11 mai a décidé de faire connaître au grand public ses résolutions en matière de :

1. DCI (Dénomination commune internationale)

L’ABSyM reste neutre concernant la prescription en DCI à condition que cela soit favorable au patient et que cela ne soit pas obligatoire. L’ABSyM attire l’attention sur le fait que des problèmes peuvent apparaître pour des traitements chroniques et que rien n’est réglé en matière de responsabilité professionnelle si des problèmes médicaux surviennent.

2. CMP (concertation médico-pharmaceutique)

L’ABSyM ne voit aucun intérêt dans la concertation médico-pharmaceutique découlant des négociations entre l’Association Pharmaceutique Belge (APB) et le Gouvernement, lors du « Top Social » de Raversijde au printemps 2004.
Ni le patient, ni le médecin n’y ont un intérêt. Seules des considérations pratiques (gestion du stock des nombreux génériques) et commerciales (meilleur rendement) pour le pharmacien jouent ici un rôle.
Dans la partie francophone du pays, des cercles de qualité ont été librement créés entre l a Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG) et la Société Scientifique des Pharmaciens Francophones (SSPF) pour se concerter de manière constructive à propos de bases scientifiques. En Flandre, la Wetenschappelijke Vereniging van Vlaamse Huisartsen (WVVH) a choisi de collaborer avec une instance publique : le Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique (CBIP).
L’ABSyM s’oppose vivement à l’exigence des mutualités qui veulent décider elles-mêmes des sujets à traiter dans la CMP. La CMP ne concerne que les deux professions.

3. Substitution

L’ABSyM va entamer une action pour mettre un frein à cette substitution illégale dont se rendent coupables les pharmaciens.
Il n’est pas autorisé qu’un pharmacien remplace un médicament par un autre.
Avec son aile généraliste, l’ABSyM va organiser une procédure de plaintes systématiques en trois étapes à l’encontre des pharmaciens qui abusent de la substitution :
a/ plainte près du Conseil National des pharmaciens en violation de l’art. 11 de l’AR 78 ;
b/ plainte près de la Commission médicale provinciale en violation de l’art. 37 §1 de l’AR 78 ;
c/ (en cas de récidive) mise en place d’une procédure pénale via plainte auprès de la police/du parquet/du juge d’instruction en violation de l’art. 38 §1 de l’AR 78.

4. Accréditation

L’accréditation est un système de qualité. Des considérations économiques ne peuvent jamais l’emporter sur la qualité. Associer l’obligation de prescrire un certain pourcentage de génériques ou de la prescription en DCI à l’accréditation est, de plus, scientifiquement et matériellement tout à fait impossible.
L’ABSyM, via l’accord médico-mut, veut encourager la concertation et l’étude scientifique de la prescription au sein des groupe locaux d’évaluation médicale (GLEMs).

Pour le conseil d’administration,

Dr Marc MOENS,
Président.