OXYGEN
27/08/2005, 09h54
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Face au développement des aliments fonctionnels et surtout des compléments alimentaires vendus en pharmacie, les industries pharmaceutiques tentent de durcir les textes de loi les concernant pour protéger leurs marchés (notamment les OTC), voire de soumettre les compléments alimentaires aux mêmes lois que les médicaments. Pour Alcimed, si aucun aliment, ni aucun complément alimentaire (malgré leur circuit de distribution et leur forme - comprimé, gélule ou poudre) n’est à ce jour en mesure de se substituer à un médicament, la question de la clarification de la frontière entre aliments et médicaments n’est pas prête d’être résolue. « Il suffit d’étudier le comportement des gynécologues dans le cadre des traitements hormonaux substitutifs (THS) pour le traitement des troubles liés à la ménopause : ils tendent à se pencher de plus en plus vers une prescription de THS à dose réduite associée à une prise de compléments alimentaires, voire à la seule consommation de compléments alimentaires », souligne Jean-Christophe Freche, responsable du pôle Santé d’Alcimed. La généralisation de cette pratique pour pallier certains désordres physiologiques pourrait faire rentrer les compléments alimentaires dans la catégorie des produits administrés (non remboursés) ; dans ce cas-là, ils seraient considérés comme des médicaments et donc soumis, comme les médicaments, à des AMM (autorisation de mise sur le marché). Les industriels pharmaceutiques soutiennent également un projet de directive européenne concernant les médicaments traditionnels à base de plantes, qui seraient soumis à une AMM simplifiée, et pourraient se substituer à tous les compléments de phytothérapie. Dans ces deux cas, le risque est de voir disparaître les compléments alimentaires…
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http://www.pharmaceutiques.com/archive/une/date/20050825_alcimed.html
Face au développement des aliments fonctionnels et surtout des compléments alimentaires vendus en pharmacie, les industries pharmaceutiques tentent de durcir les textes de loi les concernant pour protéger leurs marchés (notamment les OTC), voire de soumettre les compléments alimentaires aux mêmes lois que les médicaments. Pour Alcimed, si aucun aliment, ni aucun complément alimentaire (malgré leur circuit de distribution et leur forme - comprimé, gélule ou poudre) n’est à ce jour en mesure de se substituer à un médicament, la question de la clarification de la frontière entre aliments et médicaments n’est pas prête d’être résolue. « Il suffit d’étudier le comportement des gynécologues dans le cadre des traitements hormonaux substitutifs (THS) pour le traitement des troubles liés à la ménopause : ils tendent à se pencher de plus en plus vers une prescription de THS à dose réduite associée à une prise de compléments alimentaires, voire à la seule consommation de compléments alimentaires », souligne Jean-Christophe Freche, responsable du pôle Santé d’Alcimed. La généralisation de cette pratique pour pallier certains désordres physiologiques pourrait faire rentrer les compléments alimentaires dans la catégorie des produits administrés (non remboursés) ; dans ce cas-là, ils seraient considérés comme des médicaments et donc soumis, comme les médicaments, à des AMM (autorisation de mise sur le marché). Les industriels pharmaceutiques soutiennent également un projet de directive européenne concernant les médicaments traditionnels à base de plantes, qui seraient soumis à une AMM simplifiée, et pourraient se substituer à tous les compléments de phytothérapie. Dans ces deux cas, le risque est de voir disparaître les compléments alimentaires…
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http://www.pharmaceutiques.com/archive/une/date/20050825_alcimed.html