OXYGEN
03/09/2005, 08h47
Toux chez le bébé: pas de médicament (03/09/2005)
Le Centre belge de pharmacovigilance appelle à la prudence
BRUXELLES Le Centre belge de pharmacovigilance a récemment été informé de la survenue d'effets secondaires sérieux chez une petite fille, âgée de 14 mois, traitée par des suppositoires bébé de la marque Eucalyptine Pholcodine. L'enfant était accablée par une bronchite, et ce médicament - disponible sans ordonnance - lui a été administré afin de soulager sa toux. La dose journalière maximale n'a pas été dépassée. En fait, les parents ont commencé à s'inquiéter lorsque leur fillette a présenté de la somnolence, devenue lourde et persistante, ce qui a d'ailleurs motivé une hospitalisation.
Les examens ont montré que la jeune patiente souffrait d'hypotonie (diminution du tonus musculaire), d'un myosis (rétrécissement anormal de la pupille, qui ne se dilate plus dans la pénombre), de troubles de la respiration, ainsi que d'une hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang). Le Centre de pharmacovigilance considère que la cause la plus probable de ces manifestations (qui ont évolué favorablement) doit être recherchée dans les principes actifs du suppositoire antitussif; et plus particulièrement la pholcodine, un dérivé morphinique.
Prudence extrême
On ne sait s'il s'agit d'un incident isolé avec ce médicament, mais le Centre de pharmacovigilance saisit l'occasion pour rappeler que l'administration, à un enfant en bas âge, d'un antitussif (sirop, comprimé ou suppositoire) doit reposer sur une approche extrêmement prudente. Ainsi, en dessous de l'âge de 1 an, les antitussifs sont contre-indiqués. Au-delà d'un an, et jusqu'à deux ans, l'utilisation doit être la plus restreinte possible, avec une contre-indication formelle pour une série d'associations.
En fait, le problème se pose surtout pour les médicaments disponibles en vente libre en pharmacie, dans la mesure où les parents n'ont pas toujours pris auparavant l'avis d'un médecin. Or, il faut savoir que ces produits ne sont pas sans risques chez l'enfant, et que souvent ils s'avèrent parfaitement... inutiles.
J. M.
© La Dernière Heure 2005
Le Centre belge de pharmacovigilance appelle à la prudence
BRUXELLES Le Centre belge de pharmacovigilance a récemment été informé de la survenue d'effets secondaires sérieux chez une petite fille, âgée de 14 mois, traitée par des suppositoires bébé de la marque Eucalyptine Pholcodine. L'enfant était accablée par une bronchite, et ce médicament - disponible sans ordonnance - lui a été administré afin de soulager sa toux. La dose journalière maximale n'a pas été dépassée. En fait, les parents ont commencé à s'inquiéter lorsque leur fillette a présenté de la somnolence, devenue lourde et persistante, ce qui a d'ailleurs motivé une hospitalisation.
Les examens ont montré que la jeune patiente souffrait d'hypotonie (diminution du tonus musculaire), d'un myosis (rétrécissement anormal de la pupille, qui ne se dilate plus dans la pénombre), de troubles de la respiration, ainsi que d'une hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang). Le Centre de pharmacovigilance considère que la cause la plus probable de ces manifestations (qui ont évolué favorablement) doit être recherchée dans les principes actifs du suppositoire antitussif; et plus particulièrement la pholcodine, un dérivé morphinique.
Prudence extrême
On ne sait s'il s'agit d'un incident isolé avec ce médicament, mais le Centre de pharmacovigilance saisit l'occasion pour rappeler que l'administration, à un enfant en bas âge, d'un antitussif (sirop, comprimé ou suppositoire) doit reposer sur une approche extrêmement prudente. Ainsi, en dessous de l'âge de 1 an, les antitussifs sont contre-indiqués. Au-delà d'un an, et jusqu'à deux ans, l'utilisation doit être la plus restreinte possible, avec une contre-indication formelle pour une série d'associations.
En fait, le problème se pose surtout pour les médicaments disponibles en vente libre en pharmacie, dans la mesure où les parents n'ont pas toujours pris auparavant l'avis d'un médecin. Or, il faut savoir que ces produits ne sont pas sans risques chez l'enfant, et que souvent ils s'avèrent parfaitement... inutiles.
J. M.
© La Dernière Heure 2005