OXYGEN
14/10/2005, 10h01
HAINAUT
Une pharmacie géante dès 2007
Les emplois créés à Courcelles concerneront surtout des manutentionnaires et du personnel d'encadrement recrutés par le Forem
A terme, 160 emplois seront créés sur le zoning. La situation stratégique du site a été déterminante dans le choix de la multinationale pharmaceutique. TNT gérera la logistique.
Mazette ! 120 emplois créés à la mi-2007, et 40 de plus au terme du premier trimestre 2008. On n'annonce pas cela tous les jours. C'est pourtant le résultat tangible de l'implantation de la multinationale pharmaceutique Johnson & Johnson sur le zoning de Courcelles. À la fin de l'année prochaine, la première pierre posée ce jeudi sera devenue, par le biais d'un investissement de 33 millions d'euros, un centre européen de logistique pour la division Dispositifs médicaux et Diagnostics du groupe.
Les chiffres sont à la mesure de l'investissement : le bâtiment couvrira 19.000 m2, pour une surface utile de 33.000 m2 (mezzanines comprises) ; et le terrain, d'une superficie de 81.500 m2, permet une extension des activités. Le centre de distribution sera en outre équipé des technologies informatiques de pointe. La société TNT sera, elle, chargée d'organiser la logistique, dans le cadre d'un partenariat avec J&J.
Concrètement, ce géant de l'industrie pharmaceutique (47,3 milliards de dollars de chiffre d'affaire en 2004) centralisera à Courcelles les produits de ses filiales J&J Cordis (traitement des maladies cardio-vasculaires), DePuy (produits orthopédiques), Ethicon EndoSurgery (chirurgie) et Ethicon (sutures, chirurgie cardio-vasculaire, santé féminine). L'objectif est de rationaliser son réseau de distribution, fort de vingt-six centres en Europe. Ces centres sont l'héritage d'une croissance interne soutenue et de plusieurs acquisitions, explique Christian Soulier, directeur financier de J&J. À l'instar de nos concurrents, nous voulons désormais mettre en place en place une stratégie intégrée, avec une même façon de travailler à travers toute l'Europe. Dans ce contexte, le centre basé à Courcelles traitera près de 70 % des ventes de Johnson & Johnson. Soit plusieurs milliards. Une politique qui ne sera pas sans conséquence pour les autres centres de distribution du groupe : comme le confirme Guy Lebeau, président de J&J, ceux-ci seront orientés vers des activités nationales. Avec des pertes d'emplois à la clé.
Le choix de Courcelles n'est évidemment pas dû au hasard. Enclavé entre l'autoroute de Wallonie (E42) et celui menant à Bruxelles et Anvers (A54-E19), le futur centre européen de distribution sera également situé à proximité de deux aéroports de fret : Zaventem (où est implanté DHL) et Bierset (où opère TNT). Le site se situe à cinq heures des grandes capitales européennes, au coeur du triangle Paris - Amsterdam - Francfort. Et comme la Région wallonne débloque 7 millions d'euros d'aide à l'investissement, que demander de plus ?
Le ministre wallon de l'Économie, lui, ne cache pas son optimisme, les secteurs de la santé et de la logistique constituant des pôles de développement économique identifié dans le Plan Marshall (relance de l'économie wallonne). Le fait que l'aéroport de Liège devient un atout pour l'implantation d'une entreprise à Charleroi, montre que la Wallonie ne doit plus être cloisonnée.
Une pharmacie géante dès 2007
Les emplois créés à Courcelles concerneront surtout des manutentionnaires et du personnel d'encadrement recrutés par le Forem
A terme, 160 emplois seront créés sur le zoning. La situation stratégique du site a été déterminante dans le choix de la multinationale pharmaceutique. TNT gérera la logistique.
Mazette ! 120 emplois créés à la mi-2007, et 40 de plus au terme du premier trimestre 2008. On n'annonce pas cela tous les jours. C'est pourtant le résultat tangible de l'implantation de la multinationale pharmaceutique Johnson & Johnson sur le zoning de Courcelles. À la fin de l'année prochaine, la première pierre posée ce jeudi sera devenue, par le biais d'un investissement de 33 millions d'euros, un centre européen de logistique pour la division Dispositifs médicaux et Diagnostics du groupe.
Les chiffres sont à la mesure de l'investissement : le bâtiment couvrira 19.000 m2, pour une surface utile de 33.000 m2 (mezzanines comprises) ; et le terrain, d'une superficie de 81.500 m2, permet une extension des activités. Le centre de distribution sera en outre équipé des technologies informatiques de pointe. La société TNT sera, elle, chargée d'organiser la logistique, dans le cadre d'un partenariat avec J&J.
Concrètement, ce géant de l'industrie pharmaceutique (47,3 milliards de dollars de chiffre d'affaire en 2004) centralisera à Courcelles les produits de ses filiales J&J Cordis (traitement des maladies cardio-vasculaires), DePuy (produits orthopédiques), Ethicon EndoSurgery (chirurgie) et Ethicon (sutures, chirurgie cardio-vasculaire, santé féminine). L'objectif est de rationaliser son réseau de distribution, fort de vingt-six centres en Europe. Ces centres sont l'héritage d'une croissance interne soutenue et de plusieurs acquisitions, explique Christian Soulier, directeur financier de J&J. À l'instar de nos concurrents, nous voulons désormais mettre en place en place une stratégie intégrée, avec une même façon de travailler à travers toute l'Europe. Dans ce contexte, le centre basé à Courcelles traitera près de 70 % des ventes de Johnson & Johnson. Soit plusieurs milliards. Une politique qui ne sera pas sans conséquence pour les autres centres de distribution du groupe : comme le confirme Guy Lebeau, président de J&J, ceux-ci seront orientés vers des activités nationales. Avec des pertes d'emplois à la clé.
Le choix de Courcelles n'est évidemment pas dû au hasard. Enclavé entre l'autoroute de Wallonie (E42) et celui menant à Bruxelles et Anvers (A54-E19), le futur centre européen de distribution sera également situé à proximité de deux aéroports de fret : Zaventem (où est implanté DHL) et Bierset (où opère TNT). Le site se situe à cinq heures des grandes capitales européennes, au coeur du triangle Paris - Amsterdam - Francfort. Et comme la Région wallonne débloque 7 millions d'euros d'aide à l'investissement, que demander de plus ?
Le ministre wallon de l'Économie, lui, ne cache pas son optimisme, les secteurs de la santé et de la logistique constituant des pôles de développement économique identifié dans le Plan Marshall (relance de l'économie wallonne). Le fait que l'aéroport de Liège devient un atout pour l'implantation d'une entreprise à Charleroi, montre que la Wallonie ne doit plus être cloisonnée.