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OXYGEN
02/11/2005, 07h29
Nouvelle méthode pour produire des vaccins antigrippe plus vite


WASHINGTON (AFP) - 01/11/2005 07h31 - Des virologues américains et japonais ont mis au point une nouvelle méthode de manipulation génétique pour priver les virus de la grippe de leur virulence, ouvrant la voie à une production plus rapide de vaccins, selon une étude publiée lundi.

La production accélérée de vaccins contre les virus très virulents de la grippe aviaire y compris le H5N1, responsable de l'épizootie de volailles en Asie du Sud-Est, dépend de cette nouvelle approche dite "de génétique inversée", a expliqué Yoshihiro Kawaoka, un chercheur de l'université du Wisconsin (nord) et coauteur de cette recherche.

Cette méthode, une amélioration d'une technique mise au point par ce même virologue en 1999, permet de fabriquer un virus souche dans des cellules rénales de singe, qui, telles de petites usines, fabriquent des millions de copies du virus privé de sa virulence.

Ces virus, "génétiquement manipulés", sont ensuite injectés dans des oeufs pour produire des vaccins permettant au système immunitaire humain de reconnaître et de détruire un pathogène similaire doté de toute sa virulence, ont expliqué ces chercheurs dans les Annales de l'Académie américaine des sciences datés du 31 octobre.

Les cellules rénales de singes sont couramment utilisées pour reproduire des virus amputés de leurs gènes de virulence car elles ne contiennent pas d'agents infectieux inconnus et ne provoquent pas non plus de tumeur.

Selon Yoshihiro Kawaoka, "l'application de cette nouvelle méthode pourrait être particulièrement avantageuse en cas d'épidémie ou de pandémie d'une grippe provoquée par un virus très virulent de la grippe aviaire".

La production d'un vaccin peut prendre jusqu'à six mois car les laboratoires doivent tout d'abord identifier la nouvelle variété du virus, le désarmer génétiquement avant d'en produire des copies nécessaires pour fabriquer un vaccins.

Cette nouvelle méthode permet de "réduire le nombre de vecteurs" nécessaires au clonage du virus génétiquement modifié faisant que le cycle de production de copies par des cellules rénales de singe est nettement plus court, ont expliqué ces virologues.

http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=medecine&idArticle=051101073050.y9dm8awm.xml&titre=Nouvelle+m%E9thode+pour+produire+des+vaccins+antigrippe+plus+vite

OXYGEN
02/11/2005, 14h15
Les vaccins à ADN, une arme contre le virus de la grippe aviaire --par Paul Elias--

AP | 31.10.05 | 16:24


SAN FRANCISCO (AP) -- Fabriquer un vaccin contre le virus de la grippe aviaire avec les méthodes classiques prendra neuf mois. Des sociétés de biotechnologies tentent de mettre au point une technique innovante plus rapide qui ne nécessite l'injection que d'une petite portion de virus, au lieu du virus entier.
Cette technologie émergente, baptisée vaccins à ADN, est une sorte de thérapie génique qui, selon ses adeptes, représente le meilleur moyen de modifier le système de vaccination standard.
A l'heure actuelle, les fonds apportés par la plupart des gouvernements et des grandes firmes pharmaceutiques sont consacrés à la recherche utilisant les oeufs d'embryons.
Le gouvernement américain a versé l'équivalent de 51,5 millions d'euros à la firme Chiron Corp. pour la récompenser de son projet de production de vaccins contre le virus de la grippe aviaire. Le mois dernier, Sanofi-Pasteur avait reçu 82,5 millions d'euros pour un projet similaire. Les deux firmes continuent à utiliser la culture sur embryon d'oeuf. Ce système utilise les oeufs de poule embryonnés dans lequels les virus se multiplient avant d'être inactivés, stérilisés et mis en boîte.
La vaccin contre le virus de la grippe est le seul à être refait chaque année, parce que le virus mute rapidement. Les vaccins étant des produits biologiques et non chimiques, ils ne peuvent être produits rapidement.
Les défenseurs de la technique des vaccins à ADN affirment pouvoir produire des vaccins en moins de trois mois. Ce qui devrait permettre d'injecter à des personnes des parties-clés de l'ADN du virus de la grippe. Si le virus venait à muter en une forme virale inattendue, les chercheurs disent qu'ils n'auront qu'à saisir un gène de la nouvelle souche et à fabriquer plus de vaccin.
"Nous avons besoin de programmes de vaccins flexibles", a expliqué Erik Henchal, ancien chef de l'Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l'armée américaine, dont le but est de veiller à la bonne santé des troupes et à combattre les menaces bactériologiques.
Les vaccins à ADN ont été introduits il y a environ 10 ans, comme traitement possible de diverses maladies allant du SIDA au cancer. Ils se montrent efficaces chez les souris, mais échouent le plus souvent chez l'homme, le gène injecté ne trouvant pas son chemin dans les cellules.
A Oxford, en Angleterre, la petite firme de biotechnologie PowderMed a testé sur douze personnes ses vaccins à ADN à partir d'une souche de virus grippal répandue cet été, pour s'assurer de l'inocuité de la technique. Il s'agissait du premier essai utilisant la grippe. La firme a jugé son efficacité suffisante pour mener de nouveaux essais incluant plus de monde.
Un essai à grande échelle est prévu l'an prochain, bien que plusieurs années soient nécessaires pour une vaccination de masse.
Sur le Net:
PowderMed: http://www.powdermed.com

http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20051031.FAP2968.html?1733

OXYGEN
04/11/2005, 16h03
Grippe aviaire : mobilisation pour élaborer un vaccin
LE MONDE | 04.11.05 | 14h06

François goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche, a annoncé, jeudi 3 novembre, qu'une priorité accrue de l'Agence nationale de la recherche (ANR) serait, "dès 2006" , accordée aux travaux sur les maladies infectieuses d'origine humaine et animale, au premier rang desquelles l'épizootie de grippe aviaire. Cette priorité concernera tous les aspects de cette recherche, des plus fondamentaux aux plus appliqués. Aucune précision chiffrée n'a toutefois été donnée.

M. Goulard a en outre assuré qu'en cas de crise la coordination entre les recherches menées au sein des organismes et des agences de sécurité sanitaire (notamment l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments) serait au plus vite renforcée, au travers de conventions de partenariat garantissant une coopération accrue et une disponibilité immédiate de l'ensemble des acteurs de la recherche.

suite
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-706602@51-644973,0.html