LDetry
23/03/2004, 22h27
Journée mondiale de la tuberculose : le 24 mars 2004.
Le point sur la tuberculose dans notre pays
Si, au niveau national, la maladie a globalement tendance à
régresser, on retrouve néanmoins des foyers de recrudescence dans les
grandes villes, liés principalement à des cas de précarité, de
pauvreté plus nombreux dans celles-ci. Les principales causes du
développement de cette maladie dans ces couches de la population
étant le plus souvent une situation socio-économique difficile et un
affaiblissement général de l’immunité (notamment chez les personnes
atteintes de cancers ou de HIV).
La tuberculose est une maladie contagieuse dont le mode de
transmission est le suivant; elle se fait de personne à personne par
expectoration des Bacilles de Koch contenues dans les goutelettes de
salive.
Les symptômes de la maladie sont les suivants; toux, expectoration,
fatigue, amaigrissement, transpiration nocturne et dans certains cas
graves, accompagnés de fièvre
Au niveau du dépistage de la maladie, on utilise la cutiréaction
(dont l’utilisation systématique dans les école a néanmoins été
interrompue par manque des moyens financiers) et les radios du thorax
qui permettent de mettre en évidence des lésions débutantes.
En ce qui concerne la prévention, le seul vaccin existant, le BCG,
existe depuis longtemps mais est considéré par le monde médical dans
son ensemble comme peu fiable et peu efficace; c’est la raison pour
laquelle il est peu utilisé en Belgique car non seulement il ne donne
aucune certitude de protection réelle contre la maladie mais il rend
de surcroît la cutiréaction peu utile.
La recherche mondiale se mobilise pour tenter de trouver un vaccin à
la fois efficace et peu coûteux pour le remplacer. La Clinique
Saint-Jean collabore notamment avec la Clinique Erasme à cet effort
de recherche en travaillant sur des échantillons de sang et des
essais cliniques.
Pour son traitement, on utilise les antibiotiques et la
trichimiothérapie (association de 3 antibiotiques administrés en même
temps pendant 2 mois, puis par 2 durant 4 à 7 mois). Le principal
problème réside dans le fait que les bacilles deviennent parfois plus
résistants aux antibiotiques, surtout en cas de prise irrégulière.
D’un point de vue épidémiologique, on applique la méthode dite des 3
cercles, ou des " cercles concentriques " qui consiste à surveiller
prioritairement les sujets ayant eu un contact étroit, puis ceux
ayant un contact régulier, puis occasionnel avec la personne
infectée.
- Pour les personnes côtoyant le malade tous les jours, on administre
la cuti aux enfants et aux époux et cohabitants, ainsi qu’une radio
du thorax aux adultes, et on administre à titre préventif de la
nicotibine® en cas de cutiréaction positive.
- Pour les personnes cotoyant le malade une fois par semaine ou une
fois par mois, on se contente d’une surveillance accrue en cas de
symptômes préoccupants.
La tuberculose est une maladie aiguë qui a un faible taux de rechute
qui dépend de la durée et de l’observance du traitement. D’après les
conclusions de l’OMS, le taux de rechute augmente lorsque la durée du
traitement ou la régularité de son observance diminue.
En conclusion, on peut dire que la tuberculose dans notre pays touche
essentiellement les plus vulnérables, ; les personnes en situation de
précarité ou d’immunodéficience principalement dans les grandes
villes. Comme toute maladie contagieuse, elle nécessite des mesures
de précautions et de surveillance de l’entourage du malade. En
l’absence d’un vaccin fiable, les efforts doivent se porter sur la
recherche, la prévention et le traitement des cas déclarés pour
enrayer une éventuelle épidémie.
Propos recueillis auprès du Docteur Mannes, pneumologue à la Clinique
Saint-Jean.
Contact Presse :
Madame Chantal De Witte
Relations Publiques
Clinique Saint-Jean
104, Rue du Marais
1000 Bruxelles
Tel : 02/221 94 47
Fax : 02/219 14 92
E-Mail : chdewitte@clstjean.be
Service de Pneumologie
Clinique Saint-Jean
Pneumologie@clstjean.be
Le point sur la tuberculose dans notre pays
Si, au niveau national, la maladie a globalement tendance à
régresser, on retrouve néanmoins des foyers de recrudescence dans les
grandes villes, liés principalement à des cas de précarité, de
pauvreté plus nombreux dans celles-ci. Les principales causes du
développement de cette maladie dans ces couches de la population
étant le plus souvent une situation socio-économique difficile et un
affaiblissement général de l’immunité (notamment chez les personnes
atteintes de cancers ou de HIV).
La tuberculose est une maladie contagieuse dont le mode de
transmission est le suivant; elle se fait de personne à personne par
expectoration des Bacilles de Koch contenues dans les goutelettes de
salive.
Les symptômes de la maladie sont les suivants; toux, expectoration,
fatigue, amaigrissement, transpiration nocturne et dans certains cas
graves, accompagnés de fièvre
Au niveau du dépistage de la maladie, on utilise la cutiréaction
(dont l’utilisation systématique dans les école a néanmoins été
interrompue par manque des moyens financiers) et les radios du thorax
qui permettent de mettre en évidence des lésions débutantes.
En ce qui concerne la prévention, le seul vaccin existant, le BCG,
existe depuis longtemps mais est considéré par le monde médical dans
son ensemble comme peu fiable et peu efficace; c’est la raison pour
laquelle il est peu utilisé en Belgique car non seulement il ne donne
aucune certitude de protection réelle contre la maladie mais il rend
de surcroît la cutiréaction peu utile.
La recherche mondiale se mobilise pour tenter de trouver un vaccin à
la fois efficace et peu coûteux pour le remplacer. La Clinique
Saint-Jean collabore notamment avec la Clinique Erasme à cet effort
de recherche en travaillant sur des échantillons de sang et des
essais cliniques.
Pour son traitement, on utilise les antibiotiques et la
trichimiothérapie (association de 3 antibiotiques administrés en même
temps pendant 2 mois, puis par 2 durant 4 à 7 mois). Le principal
problème réside dans le fait que les bacilles deviennent parfois plus
résistants aux antibiotiques, surtout en cas de prise irrégulière.
D’un point de vue épidémiologique, on applique la méthode dite des 3
cercles, ou des " cercles concentriques " qui consiste à surveiller
prioritairement les sujets ayant eu un contact étroit, puis ceux
ayant un contact régulier, puis occasionnel avec la personne
infectée.
- Pour les personnes côtoyant le malade tous les jours, on administre
la cuti aux enfants et aux époux et cohabitants, ainsi qu’une radio
du thorax aux adultes, et on administre à titre préventif de la
nicotibine® en cas de cutiréaction positive.
- Pour les personnes cotoyant le malade une fois par semaine ou une
fois par mois, on se contente d’une surveillance accrue en cas de
symptômes préoccupants.
La tuberculose est une maladie aiguë qui a un faible taux de rechute
qui dépend de la durée et de l’observance du traitement. D’après les
conclusions de l’OMS, le taux de rechute augmente lorsque la durée du
traitement ou la régularité de son observance diminue.
En conclusion, on peut dire que la tuberculose dans notre pays touche
essentiellement les plus vulnérables, ; les personnes en situation de
précarité ou d’immunodéficience principalement dans les grandes
villes. Comme toute maladie contagieuse, elle nécessite des mesures
de précautions et de surveillance de l’entourage du malade. En
l’absence d’un vaccin fiable, les efforts doivent se porter sur la
recherche, la prévention et le traitement des cas déclarés pour
enrayer une éventuelle épidémie.
Propos recueillis auprès du Docteur Mannes, pneumologue à la Clinique
Saint-Jean.
Contact Presse :
Madame Chantal De Witte
Relations Publiques
Clinique Saint-Jean
104, Rue du Marais
1000 Bruxelles
Tel : 02/221 94 47
Fax : 02/219 14 92
E-Mail : chdewitte@clstjean.be
Service de Pneumologie
Clinique Saint-Jean
Pneumologie@clstjean.be