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Voir la version complète : BELGIQUE: M. Demotte est le plus lent à répondre aux questions parlementaires


gaumearabix
29/12/2005, 08h02
28/12/2005 17h55


Le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Rudy Demotte, est le ministre qui répond le moins rapidement aux questions parlementaires. Il est suivi par son collègue de la Mobilité Renaat Landuyt, indiquent les chiffres communiqués mercredi par le président de la Chambre, Herman De Croo. Il souligne néanmoins que la technicité des questions peut expliquer cette lenteur.

Le Premier ministre Guy Verfhostadt, la ministre des Classes moyennes et de l'Agriculture Sabine Laruelle et le secrétaire d'Etat à la Simplification administrative Vincent Van Quickenborne sont en revanche ceux qui répondent le plus dans les délais à ces questions parlementaires. Entre le 3 février et le 22 décembre, 8.424 questions parlementaires ont été posées: 1.039, soit près d'une sur huit, n'ont pas reçu de réponse dans les délais. Le délai normal prévu pour que les ministres répondent à une question écrite est de 20 jours.
Seuls Guy Verhofstadt (109 questions), Sabine Laruelle (185 questions) et Vincent Van Quickenborne (74 questions) ont répondu dans les délais. M. Demotte n'a pas répondu dans les délais à 19% des questions qui lui ont été posées. Il est vrai que c'est un des ministres les plus sollicités avec 1.014 questions. Pour 114 des 193 réponses hors délai, le parlementaire a dû attendre plus de six mois.


M. Landuyt n'est guère plus rapide avec 75 réponses (sur 414, soit 18,1%) hors délais. Les ministres Laurette Onkelinx (Justice), Karel De Gucht (Affaires étrangères), Didier Reynders (Finances) et le secrétaire d'Etat Bruno Tuybens n'ont pas répondu dans les délais pour 15% des questions.
Avec 1.046 questions, le ministre Reynders est le plus sollicité. Pour les autres, le pourcentage de réponses hors délai est compris entre 2 et 12%. Le retard de certains des ministres - comme ceux des Affaires sociales et de la Santé publique, des Finances ou de la Justice - est dû au fait qu'ils reçoivent de nombreuses questions qui sont d'une nature très technique, souligne néanmoins M. De Croo. Certaines de leurs réponses peuvent de plus avoir des conséquences importantes car elles ont valeur de précédent, ajoute le président de la Chambre.