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Voir la version complète : la procédure pour les médecins en cas de suspicion de grippe aviaire


OXYGEN
17/01/2006, 11h17
GRIPPE (AVIAIRE): SESSION SCIENTIFIQUE ON LINE POUR MEDECINS
Le commissariat interministériel Influenza est à la base d’un projet d’e-learning destiné à éclairer les professionnels de santé sur les grippes saisonnière et aviaire, et sur une éventuelle pandémie grippale. La conduite à adopter s’ils soupçonnent un cas de contamination par le virus A/H5N1 dans leur patientèle leur est également expliquée. Le commissariat souligne avoir introduit une demande pour faire valoir cette formation à distance pour l’accréditation.

6 janvier 2006

Point de départ web de la séance didactique: le site www.influenza.be, section « Professionnels », rubrique formation.

On peut y faire s’afficher un produit type de ce canal moderne de communication interactive que représente le net, une émission sur «la grippe chez l’homme» au terme de laquelle les médecins-spectateurs sont invités à poser des questions et à faire des commentaires par site interposé.

Annoncée comme la première d'une série de deux (1) et datée de fin 2005, elle est animée par le Dr Karin Rondia, qui reçoit deux membres du commissariat Influenza, les bien connus Pr Dr Yves Van Laethem, spécialiste des maladies infectieuses à Saint-Pierre (Bruxelles), et Dr René Snacken, chef de département à l’Institut de santé publique.

Cette première session dure environ 60 minutes et s'appuie sur une série de slides. On y distingue trois grandes parties: la première détaille la problématique de grippe saisonnière, aviaire et pandémique, et son impact sur les services sanitaires belges; la deuxième approfondit le thème du recours correct aux vaccins et aux antiviraux; la dernière décrit la procédure que doivent suivre les médecins s'ils suspectent la contamination d'un de leurs patients par l’influenza aviaire A/H5N1.

A télécharger
Cette procédure officielle peut être consultée en permanence et in extenso dans la même section du site influenza.be, en format doc
ou pdf. Le document a par ailleurs été expédié aux cercles de médecins généralistes pour diffusion parmi les membres.


(1) Le second volet, prévu pour la 2ème moitié de 2006, décrira le rôle que pourraient endosser les médecins pour contribuer activement à maîtriser, le cas échéant, une pandémie grippale.


La procédure pour les médecins se trouve à

http://www.influenza.be/fr/professionele_info/Procedure%20H5N1%20huisartsen%20vDef%20FR.pdf

OXYGEN
17/01/2006, 11h20
Grippe aviaire, phase 3: le pense-bête de Catherine Fonck


Alors qu’en Turquie, le nombre de cas confirmés d’infections humaines par le virus aviaire H5N1 atteint désormais la quinzaine, la ministre communautaire de la Santé rappelle aux médecins les points d’appel auxquels ils doivent se montrer particulièrement vigilants, en vue de l’identification de cas possibles dans la patientèle belge.

10 janvier 2006

D’après les critères de l’OMS, nous sommes actuellement, au niveau mondial, en phase 3 d’alerte à la pandémie d’infections humaines avec un sous-type influenza nouveau. L’infection au virus A/H5N1 a été identifiée chez l’homme en Asie et maintenant en Turquie, mais il n’y a pas de transmission interhumaine confirmée. Dans notre pays, il n’y a, à l’heure actuelle, ni épizootie, ni épidémie. Cela étant, à ce stade de l’état d’alerte, il y a lieu de fournir aux médecins des informations complémentaires pour gagner en efficacité dans la gestion d’une hypothétique pandémie.

C’est précisément ce que la ministre Fonck a fait, via une missive riche en annexes (1) qui, après un rappel de la situation et des craintes qu’elle génère, insiste sur le rôle à endosser par les professionnels de santé en phase 3: conseils aux candidats au voyage pour des zones touchées par l’épizootie, détection et notification immédiate des cas possibles.

Le « cas possible » y est défini selon la terminologie retenue par le commissariat interministériel Influenza: patient ayant séjourné, dans les 7 jours avant le début des symptômes, dans un pays affecté par l’Influenza aviaire A/H5N1 + ayant eu un contact à moins d’un mètre avec des volatiles (sauvages ou d’élevage, vivants ou morts) ou leurs fientes + présence de fièvre (>38°) et de toux et de malaise général.

Suivent des indications pratiques et techniques sur la procédure de déclaration – obligatoire et immédiate - à l’Inspection d’hygiène, qui s’applique à Bruxelles-Capitale et aux Communautés française et germanophone, sur les types et modes de prélèvement pour identification du virus et pour envoi au laboratoire de référence, ou encore sur les mesures de désinfection à prendre après examen du patient potentiellement contaminé.

(1) La ministre Fonck annonce que cette lettre mais surtout - plus intéressant sur le plan pratique - ses annexes officielles:
- Phases d’alerte selon l’OMS
- Déclaration des maladies transmissibles
- Définitions d’un cas humain d’Influenza A/H5N1
- Procédure de déclaration d’un cas humain d’Influenza A/H5N1
- Directives pour prélèvement et envoi d’échantillons en cas de suspicion d’Influenza A/H5N1
- Formulaire en cas de suspicion d’Influenza humaine A/H5N1
seront sous peu disponibles et téléchargeables sur le site de la Communauté française


Voir également sur notre site Roularta Medica GRIPPE (AVIAIRE): SESSION SCIENTIFIQUE ON LINE POUR MEDECINS


Le combat n'est pas que médical
En Turquie, le gouvernement s’est lancé dans une vaste opération de sensibilisation du public à la maladie. Parallèlement aux actions destinées à maîtriser les flambées de grippe aviaire qui se déclarent dans divers élevages du pays, informer la population des comportements à risque qu’il faut bannir devrait contribuer à enrayer l’augmentation du nombre des contaminations humaines. En effet, d’après ce que les enquêteurs ont pu établir, les personnes atteintes par le virus avaient toutes été en contact étroit avec de la volaille infectée. Il n’est donc pas question à ce jour de transmission interhumaine.

La majorité des personnes touchées ou sous surveillance médicale étant des enfants, la Turquie veillera à ce que les mises en garde atteignent spécifiquement cette tranche d’âge vulnérable.

La campagne se heurtera sans doute à l’attitude d’une partie des habitants, notamment dans les régions rurales, où l’on a pu observer des réactions de négation du problème, quand les éleveurs ne cherchent pas simplement à dissimuler leur volaille malade pour échapper aux abattages ordonnées par les vétérinaires du gouvernement. D’autant que ce dernier est accusé de ne verser que des compensations risibles par volatile perdu, et très tardivement. Des réticences à mobile économique déjà observées en Asie.