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Voir la version complète : Pékin : les donnateurs s'engage à donner 1.9 milliards d'euros : plus que souhaité !


OXYGEN
18/01/2006, 14h52
BBC
$1.9bn pledged for bird flu fight
A chicken in a market in Jerusalem
Poultry farmers in many countries are being hit by culls
Donor countries meeting in China have pledged $1.9bn (£1.1bn) to fight bird flu worldwide, much more than expected.

ndlr : c'est une bonne nouvelle et cela montre combien on a les chocottes

OXYGEN
18/01/2006, 16h31
Grippe aviaire: l'objectif de promesses de dons dépassé --par Margie Mason--

AP | 18.01.06 | 13:54


BUD102-1218061217
PEKIN (AP) -- La conférence des pays donateurs organisée à Pékin pour financer la lutte contre la grippe aviaire et la préparation à une éventuelle pandémie humaine s'est achevée mercredi sur un total de promesses de dons apparemment supérieur à l'objectif fixé des 1,5 milliard de dollars.
Les Nations unies et la Banque mondiale ont néanmoins souligné que les participants réunis depuis deux jours devaient être prêts à affronter une pandémie potentielle qui pourrait tuer des millions de personnes dans le monde et avoir un impact économique bien supérieur aux 1,5 milliard de dollars (1,24 md euros) demandés pour les trois prochaines années.
"Les décisions que vous prenez aujourd'hui façonneront la manière dont nous travaillons ensemble. Il n'y a pas de temps à perdre. Assurons-nous que nous sommes prêts", a lancé le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans un message enregistré.
La souche H5N1 de la grippe aviaire a entraîné un abattage massif de volailles et tué au moins 79 personnes en Asie et en Turquie (quatre dans ce pays, dont deux confirmés par l'OMS) depuis 2003. Au Kurdistan irakien, près de la frontière turque, les autorités enquêtaient sur la mort suspecte d'une adolescente de 15 ans. Les victimes ont été pour la plupart en contact avec des volatiles infectés. Les autorités sanitaires craignent que le virus ne subisse une mutation et ne devienne ainsi transmissible entre humains, ce qui pourrait causer une pandémie dévastatrice.
Devant l'urgence de la situation et la propagation du virus de l'Asie à l'Europe, de nombreux pays ont revu leur contribution à la hausse, pour un total qui, selon Nancy Powell, coordinatrice américaine pour la santé, la science et l'environnement, "dépasserait largement les 1,9 milliard de dollars" (1,56 md euros). Des membres des agences internationales participant à la conférence avaient également déclaré avant elle à l'agence Associated Press que les promesses non officielles excédaient les 1,7 milliard de dollars (1,41 md euros). "Le monde est vraiment concerné et veut réagir efficacement à la menace", s'est félicité David Nabarro, coordinateur de l'ONU pour la grippe aviaire et humaine.
Les Etats-Unis, par exemple, devaient promettre 334 millions de dollars (276 millions d'euros) et auraient en outre, selon Mme Powell, l'intention d'investir plusieurs milliards de dollars sur les trois prochaines années afin de développer un vaccin humain et d'améliorer sa capacité générale de développer des vaccins contre la grippe; l'Union européenne a promis 100 millions d'euros tandis que ses 25 Etats membres devraient donner environ 99 millions d'euros au total, dont 10 millions pour la France; et la Chine, qui a recensé huit cas humains, dont cinq fatals, de grippe aviaire sur son territoire, a promis 10 millions de dollars (8,3 millions d'euros). Son Premier ministre Wen Jiabao a déclaré que son pays travaillerait avec la communauté internationale et mettrait à disposition informations et échantillons du virus.
Cette conférence de deux jours organisée par la Banque mondiale, la Commission européenne et la Chine fait suite à celle de Genève en novembre qui traitait des moyens nationaux et internationaux de lutte contre la maladie envisagés par les Etats et les organisations internationales agricoles, animales ou sanitaires (FAO, OIE, OMS).
Le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz a fait savoir dans un message enregistré que l'organisme qu'il dirige rendrait 500 millions de dollars disponibles à l'emprunt. La Banque et l'ONU estiment qu'il faudra jusqu'à 1,5 milliard de dollars (1,24 md euros) sur trois ans pour maîtriser la menace dans les pays pauvres. "L'argent n'est pas la seule réponse mais sans cela rien ne peut être fait", a souligné le Dr Lee Jong-wook, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Pour l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la meilleure façon de prévenir une pandémie de grippe d'origine aviaire comme celle de la grippe espagnole en 1918 consiste à tenter de maîtriser le virus chez la volaille pour éviter une éventuelle mutation. AP