OXYGEN
09/02/2006, 08h41
Pfizer envisage de céder ses produits sans ordonnance
Le premier laboratoire mondial présentera, demain, les « solutions alternatives » qu'il explore pour sa branche Consumer Healthcare, dont la cession pourrait lui rapporter plus de 10 milliards de dollars.
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L'opération arriverait à point nommé pour Pfizer, qui doit investir massivement en recherche pour contrer les génériques.
Rien n'est encore décidé, mais déjà les spéculations vont bon train. Le géant pharmaceutique Pfizer vient d'annoncer qu'il étudiait des « alternatives stratégiques » pour sa division Consumer Healthcare, numéro deux mondial des produits vendus sans ordonnance, avec des spécialités comme les bains de bouche Listerine ou les pilules Benadryl contre les allergies.
Trois options
Le résultat de cette réflexion sera exposé demain, lors de la très attendue séance de présentation des perspectives du groupe aux analystes. Pfizer explore trois options : soit il garde sa division, qui représente 7 % de son activité avec 3,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2005, soit il l'autonomise, soit enfin il la cède.
C'est évidemment ce dernier scénario qui fait phosphorer les professionnels, quelques mois après la bataille acharnée pour la prise de contrôle de la filiale de médicaments sans ordonnance de Boots, finalement remportée par Reckitt Benckiser. Le géant des nettoyants ménagers ne semble pas rassasié, puisqu'il a profité de l'annonce de ses résultats hier pour préciser qu'il n'excluait pas d'autres acquisitions. Autre repreneur potentiel : GlaxoSmithKline qui, fort de ses bons résultats publiés hier, envisage des achats, dont cette branche de Pfizer. La liste des prétendants peut s'allonger, avec notamment Procter & Gamble, déjà numéro un mondial des produits sans ordonnance, Novartis, Johnson & Johnson, et, bien sûr, des fonds d'investissement.
La transaction pourrait facilement dépasser les 10 milliards de dollars. A 2,5 fois le chiffre d'affaires de l'entité, c'est encore peu cher payé pour s'assurer une bonne place sur un marché en expansion, estiment les analystes : l'an passé, Reckitt Benckiser avait payé 3,6 fois les ventes de la filiale de médicaments sans ordonnance de Boots. Cet argent arriverait en tout cas à point nommé pour Pfizer, qui doit investir massivement en recherche pour tenter de contrer la montée en puissance des génériques.
http://www.lesechos.fr/journal20060209/lec2_industrie/4381312.htm
Le premier laboratoire mondial présentera, demain, les « solutions alternatives » qu'il explore pour sa branche Consumer Healthcare, dont la cession pourrait lui rapporter plus de 10 milliards de dollars.
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L'opération arriverait à point nommé pour Pfizer, qui doit investir massivement en recherche pour contrer les génériques.
Rien n'est encore décidé, mais déjà les spéculations vont bon train. Le géant pharmaceutique Pfizer vient d'annoncer qu'il étudiait des « alternatives stratégiques » pour sa division Consumer Healthcare, numéro deux mondial des produits vendus sans ordonnance, avec des spécialités comme les bains de bouche Listerine ou les pilules Benadryl contre les allergies.
Trois options
Le résultat de cette réflexion sera exposé demain, lors de la très attendue séance de présentation des perspectives du groupe aux analystes. Pfizer explore trois options : soit il garde sa division, qui représente 7 % de son activité avec 3,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2005, soit il l'autonomise, soit enfin il la cède.
C'est évidemment ce dernier scénario qui fait phosphorer les professionnels, quelques mois après la bataille acharnée pour la prise de contrôle de la filiale de médicaments sans ordonnance de Boots, finalement remportée par Reckitt Benckiser. Le géant des nettoyants ménagers ne semble pas rassasié, puisqu'il a profité de l'annonce de ses résultats hier pour préciser qu'il n'excluait pas d'autres acquisitions. Autre repreneur potentiel : GlaxoSmithKline qui, fort de ses bons résultats publiés hier, envisage des achats, dont cette branche de Pfizer. La liste des prétendants peut s'allonger, avec notamment Procter & Gamble, déjà numéro un mondial des produits sans ordonnance, Novartis, Johnson & Johnson, et, bien sûr, des fonds d'investissement.
La transaction pourrait facilement dépasser les 10 milliards de dollars. A 2,5 fois le chiffre d'affaires de l'entité, c'est encore peu cher payé pour s'assurer une bonne place sur un marché en expansion, estiment les analystes : l'an passé, Reckitt Benckiser avait payé 3,6 fois les ventes de la filiale de médicaments sans ordonnance de Boots. Cet argent arriverait en tout cas à point nommé pour Pfizer, qui doit investir massivement en recherche pour tenter de contrer la montée en puissance des génériques.
http://www.lesechos.fr/journal20060209/lec2_industrie/4381312.htm