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Voir la version complète : shopping pharmaceutique sur le net


bémol
04/04/2004, 20h18
allez sur le site www.dietprescriptions.com
on y trouve en vente libre et sans examen médical physique,c'est même un de leurs arguments de vente:
-de la phentermine
-du Tenuate dospan ...
voilà la pharmacie de demain!

prozac
04/04/2004, 22h12
Pas (encore) si simple que cela d'y acheter !

Mais, il est certain que moins il y aura de pharmacies, plus ces sites auront de succès.

C'est bien cela le danger du $10 de l'accord.

eldé
06/04/2004, 14h44
oui, mais à votre avis, la nouvelle réforme APB, elle nous protège ou elle nous enfonce par rapport à la sortie des OTC hors officine?

Valerie
06/04/2004, 18h20
A ce sujet voici une question parlementaire et sa réponse posée à la commission européenne (version PDF sur demande):

(2004/C 51 E/263) QUESTION ÉCRITE P-2351/03
posée par Rosemarie Müller (PSE) à la Commission
(11 juillet 2003)
Objet: Label de qualité pour pharmacies virtuelles
Tôt ou tard, des pharmacies virtuelles vont s’établir au sein de l’Union européenne. Dans ce contexte,
certains craignent que ces pharmacies de vente par correspondance n’offrent pas les mêmes garanties que
les pharmacies avec présence physique et qu’elles ne se transforment, par conséquent, en une menace
sérieuse pour la santé publique.
Afin de garantir la protection de la santé des patients et la protection des consommateurs en Europe, des
conditions-cadre uniformes sont donc nécessaires pour le commerce en ligne des médicaments. Il serait
envisageable de créer un label de qualité valable dans toute l’Europe pour ces pharmacies virtuelles. À
l’instar du programme «VIPPS» (Verified Internet Pharmacy Practice Sites) lancé aux États-Unis, un tel label
de qualité pourrait permettre aux patients de faire la différence entre les pharmacies de vente par
correspondance satisfaisant à des normes de qualité élevées et des entreprises douteuses de vente par
correspondance.
Les pharmacies virtuelles présenteraient leurs demandes d’obtention du label sur une base volontaire, un
label qu’elles n’obtiendraient qu’en prouvant qu’elles respectent des normes de qualité élevées, fixées à
l’échelon européen, et se rapportant à la fois à la philosophie du produit et aux procédés utilisés.
Les normes suivantes devraient au moins être prises en compte: contrôle de la qualité des médicaments,
conseils pharmaceutiques qualifiés, assortiment complet, service de nuit et de week-end, sécurité du
transport et de la livraison, tentatives multiples de livraison.
Un tel programme de certification simplifierait le choix d’une pharmacie virtuelle sûre et digne de
confiance pour les citoyens européens.
Compte tenu d’une protection élevée de la santé et des consommateurs en Europe, la Commission estime-telle
que cette proposition est réalisable?
Réponse donnée par M. Liikanen au nom de la Commission
(9 septembre 2003)
Le droit communautaire actuel ne règle pas de manière détaillée l’activité des «pharmacies virtuelles».
Tout d’abord, le concept de «pharmacies virtuelles» n’est pas défini de manière univoque. C’est pourquoi
l’examen de leurs activités à la lumière du droit communautaire actuel devrait reposer sur la nature exacte
des services de ces «pharmacies virtuelles». Ces pharmacies fournissant des services de la société de
l’information, leurs activités pourraient être couvertes par les dispositions de la directive «Commerce
électronique» (2000/31/CE), voir à ce sujet les considérants 18 et 21, notamment.
C’est ensuite aux États membres qu’il incombe d’autoriser ou d’interdire la vente en ligne de médicaments
et, s’ils l’autorisent, de garantir la conformité à l’ensemble des mesures de sauvegarde de la santé publique.
Néanmoins, les activités des «pharmacies virtuelles» constituant des services de la société de l’information,
l’article 4 prévoit que les États membres ne doivent pas mettre en œuvre des régimes d’autorisation qui
visent spécifiquement et exclusivement les services de la société de l’information. En outre, les États
membres devraient appliquer la procédure visée à l’article 3 vis-à-vis des fournisseurs de services établis
dans un autre État membre.
Le concept de label de qualité pourrait contribuer à garantir la conformité à l’ensemble des mesures de
sauvegarde de la santé publique. Son application nécessite en premier lieu l’établissement de normes de
qualité et, ensuite, l’application de ces normes aux différentes pharmacies.
L’expérience en matière de labels de qualité dans d’autres domaines, tels que les dispositifs médicaux,
montre que l’un des défis majeurs consiste à identifier des institutions indépendantes et reconnues, capables
d’examiner et de certifier la qualité des services reposant sur la technologie d’Internet.
C 51 E/242 FR 26.2.2004 Journal officiel de l’Union européenne
En ce qui concerne les «pharmacies virtuelles», cette fonction pourrait relever des institutions publiques ou
semi-publiques des États membres qui exercent un contrôle périodique des pharmacies sur place et de la
qualification scientifique du personnel en vérifiant leurs diplômes. Le label de qualité pourrait être une
solution, dont l’élaboration et l’application doivent toutefois se faire en étroite collaboration avec les États
membres, les institutions européennes et d’autres secteurs tels que les professionnels des soins de santé. Les
conditions d’octroi d’un tel label de qualité devraient reposer sur des normes cohérentes dans l’ensemble de
l’Union afin de garantir un niveau élevé de protection de la santé dans tous les États membres et
d’améliorer le marché unique des médicaments.