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LDetry
07/04/2004, 08h11
Etude économique: l’industrie du médicament en Belgique
et sa contribution à l’économie nationale.
Le médicament est le moyen le moins cher dans le cadre des soins de santé”. Ceci a été dit par Leo Neels, Directeur général de pharma.be, suite à la présentation de l’étude économique sur le secteur pharmaceutique en Belgique. La présentation fait suite à la Journée Internationale de la Santé du 7 avril.

Dans le cadre de la présentation de son étude économique, pharma.be souhaite mettre en exergue l’importance du secteur pharmaceutique en Belgique. Avec 1.279 mio EUR, il est en effet le plus grand investisseur privé de la recherche scientifique et affiche une augmentation du nombre d’emplois au sein de ses entreprises de recherche et de production.

Cependant, ces éléments ne vont plus de soi dans l’environnement mondial actuel. Par ailleurs, la vérité nous oblige de constater que la Belgique et l’Union européenne courent le risque de perdre leur position dominante dans les domaines médicaux et pharmacologiques. Comme l’ont épinglé tant la Commission européenne que le Conseil de l’Europe, les investissements en R&D aux Etats-Unis sont deux fois plus élevés que ceux consentis en Europe. C’est la raison pour laquelle le Conseil européen a pointé en septembre 2003, au cours de la réunion des Chefs d’Etat et de gouvernements, le rôle essentiel de l’industrie pharmaceutique dans les secteurs de l’industrie, de la santé et de la recherche fondamentale. Il convient que l’Europe devienne plus attirante pour accueillir cette industrie.

pharma.be souscrit pleinement à cet appel des Chefs d’Etat et de gouvernements européens. L’étude économique met en évidence l’importance de l’industrie pharmaceutique pour la recherche et l’emploi : elle représente un véritable moteur de l’économie de la connaissance et est décrite par les autorités nationales et européennes comme LE facteur déterminant de la croissance au cours des années à venir.

Un secteur industriel ne peut fructifier et investir que pour autant qu’il existe un climat favorable à son épanouissement. En d’autres termes, cela suppose des débouchés corrects pour ses produits. Sous cet éclairage, le bilan est moins univoque. Sous l’impulsion européenne, l’accélération des procédures permettant aux patients d’accéder à des innovations pharmaceutiques est remarquable. En revanche, le budget des médicaments dans le cadre de l’assurance-maladie a été dressé avec des œillères et est en proie à une sous-estimation systématique des besoins et à un système pesant de taxes sur le chiffre d’affaires des sociétés sans liens avec les bénéfices. Le texte de la consultation du Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique a créé un cadre de travail pour un dialogue fondamental.

L’industrie pharmaceutique prend ses responsabilités vis-à-vis des patients et de l’assurance-maladie. Forte de ses 26 000 salariés, dont
7 000 engagés au cours des dix dernières années, elle souhaite être un partenaire pour tous les acteurs œuvrant à des soins de santé de bonne qualité.


Les chiffres complets (http://www.pharma.be/fr/publications/pdf/pdfpublications/economische_studie_2004_fr.pdf)