OXYGEN
04/05/2006, 08h08
Bush rend public son plan d'action antipandémie
WASHINGTON (AFP) - 03/05/2006 20h07 - Les Etats-Unis ont dévoilé mercredi un plan de préparation très détaillé pour faire face au chaos sanitaire, économique et social qui suivrait --selon le scénario le plus sombre envisagé-- une éventuelle pandémie de grippe d'origine aviaire.
"Nos efforts requièrent la participation et la coordination de tous les échelons de l'Etat et de tous les segments de la société", a déclaré le président George W. Bush dans une lettre accompagnant ce document de 240 pages.
"Notre nation fera face à la menace mondiale de pandémie de grippe unie dans les objectifs et l'action, de manière à protéger au mieux nos familles, nos communautés, notre pays et le monde", a-t-il ajouté.
Ce plan est une sorte de "feuille de route" pour mettre en oeuvre "la Stratégie nationale contre une pandémie" annoncée par M. Bush en novembre. Il a aussi demandé 7,1 milliards de dollars au Congrès, dont 3,8 milliards ont été à ce jour débloqués.
Toutefois, la Maison-Blanche insiste sur le fait que "le centre de gravité de la réponse à une pandémie se situera au niveau local (...) alors que l'étendue et la durée d'une pandémie signifie que le soutien du gouvernement aux Etats ou aux communautés sera plus limité....
"Il est donc essentiel que les Etats et communautés se préparent au mieux" insiste le document.
Le plan de l'administration assigne aux agences fédérales plus de 300 tâches concrètes à accomplir dans l'éventualité d'une pandémie qui provoquerait au pire une crise de 18 mois, infecterait jusqu'à 90 millions d'Américains dont 45 millions tomberaient malades et 1,9 million en mourraient.
Ce scénario est basé sur les trois grandes épidémies de grippe du 20e siècle, dont la plus sévère, en 1918, avait tué 50 millions de personnes.
Le gouvernement estime qu'une fois la pandémie déclarée, il faudrait au moins six mois avant de mettre au point un vaccin, et encore plusieurs mois pour en produire suffisamment afin de protéger la population.
Dans le cadre de son plan, le gouvernement devrait rapidement annoncer un nombre important de contrats de recherche avec les grands laboratoires pharmaceutiques pour développer et produire des vaccins et des adjuvants permettant de multiplier les doses.
Au plus fort de la pandémie, le plan de la Maison Blanche prévoit que 40% de la main d'oeuvre du pays pourrait ne pas être en mesure de se rendre au travail pendant deux semaines.
Dans la mesure où il n'existe pas encore de vaccin contre le virus qui touche surtout les volailles, le plan vise surtout à contenir le plus longtemps possible les foyers d'infection là où ils apparaîtraient dans le monde.
Pour ce faire, les Etats-Unis insistent sur l'importance de la collaboration internationale pour intervenir rapidement afin d'empêcher ou de retarder la propagation de l'infection dès l'apparition d'un cas de transmission du virus H5N1 entre humains.
Jusqu'à présent, le virus s'est transmis à des personnes seulement par contact direct avec des volailles malades. On compte plus de 200 cas dans le monde dont 50% se sont révélés mortels.
Les autorités sanitaires estiment qu'une mutation du virus lui permettant de se transmettre entre humains est probable.
En cas de pandémie, Washington envisage la mise en place aux frontières de mesures de contrôle avec des mises en quarantaine.
Le plan prévoit aussi de constituer et de maintenir un stock de vaccins prototypes, actuellement en cours d'élaboration, suffisant pour vacciner 20 millions de personnes.
Washington a également pour objectif de stocker assez d'antiviraux pour traiter 75 millions d'Américains, les stocks sont répartis entre les autorités fédérales et les Etats.
Très critique, le sénateur démocrate Edward Kennedy a estimé que le plan de M. Bush fait "trop peu, trop tard".
WASHINGTON (AFP) - 03/05/2006 20h07 - Les Etats-Unis ont dévoilé mercredi un plan de préparation très détaillé pour faire face au chaos sanitaire, économique et social qui suivrait --selon le scénario le plus sombre envisagé-- une éventuelle pandémie de grippe d'origine aviaire.
"Nos efforts requièrent la participation et la coordination de tous les échelons de l'Etat et de tous les segments de la société", a déclaré le président George W. Bush dans une lettre accompagnant ce document de 240 pages.
"Notre nation fera face à la menace mondiale de pandémie de grippe unie dans les objectifs et l'action, de manière à protéger au mieux nos familles, nos communautés, notre pays et le monde", a-t-il ajouté.
Ce plan est une sorte de "feuille de route" pour mettre en oeuvre "la Stratégie nationale contre une pandémie" annoncée par M. Bush en novembre. Il a aussi demandé 7,1 milliards de dollars au Congrès, dont 3,8 milliards ont été à ce jour débloqués.
Toutefois, la Maison-Blanche insiste sur le fait que "le centre de gravité de la réponse à une pandémie se situera au niveau local (...) alors que l'étendue et la durée d'une pandémie signifie que le soutien du gouvernement aux Etats ou aux communautés sera plus limité....
"Il est donc essentiel que les Etats et communautés se préparent au mieux" insiste le document.
Le plan de l'administration assigne aux agences fédérales plus de 300 tâches concrètes à accomplir dans l'éventualité d'une pandémie qui provoquerait au pire une crise de 18 mois, infecterait jusqu'à 90 millions d'Américains dont 45 millions tomberaient malades et 1,9 million en mourraient.
Ce scénario est basé sur les trois grandes épidémies de grippe du 20e siècle, dont la plus sévère, en 1918, avait tué 50 millions de personnes.
Le gouvernement estime qu'une fois la pandémie déclarée, il faudrait au moins six mois avant de mettre au point un vaccin, et encore plusieurs mois pour en produire suffisamment afin de protéger la population.
Dans le cadre de son plan, le gouvernement devrait rapidement annoncer un nombre important de contrats de recherche avec les grands laboratoires pharmaceutiques pour développer et produire des vaccins et des adjuvants permettant de multiplier les doses.
Au plus fort de la pandémie, le plan de la Maison Blanche prévoit que 40% de la main d'oeuvre du pays pourrait ne pas être en mesure de se rendre au travail pendant deux semaines.
Dans la mesure où il n'existe pas encore de vaccin contre le virus qui touche surtout les volailles, le plan vise surtout à contenir le plus longtemps possible les foyers d'infection là où ils apparaîtraient dans le monde.
Pour ce faire, les Etats-Unis insistent sur l'importance de la collaboration internationale pour intervenir rapidement afin d'empêcher ou de retarder la propagation de l'infection dès l'apparition d'un cas de transmission du virus H5N1 entre humains.
Jusqu'à présent, le virus s'est transmis à des personnes seulement par contact direct avec des volailles malades. On compte plus de 200 cas dans le monde dont 50% se sont révélés mortels.
Les autorités sanitaires estiment qu'une mutation du virus lui permettant de se transmettre entre humains est probable.
En cas de pandémie, Washington envisage la mise en place aux frontières de mesures de contrôle avec des mises en quarantaine.
Le plan prévoit aussi de constituer et de maintenir un stock de vaccins prototypes, actuellement en cours d'élaboration, suffisant pour vacciner 20 millions de personnes.
Washington a également pour objectif de stocker assez d'antiviraux pour traiter 75 millions d'Américains, les stocks sont répartis entre les autorités fédérales et les Etats.
Très critique, le sénateur démocrate Edward Kennedy a estimé que le plan de M. Bush fait "trop peu, trop tard".