OXYGEN
02/10/2006, 09h40
SAN FRANCISCO (AFP) - 30/09/2006 15h02 - Le spectre d'une pandémie de grippe d'origine aviaire hante les épidémiologistes américains qui jugent encore insuffisants les efforts au niveau national et mondial pour s'y préparer afin d'en limiter au mieux l'impact.
"J'espère que le virus H5N1 (de la grippe aviaire) ne pourra acquérir la capacité de se transmettre à l'homme car cela serait un cauchemar", a lancé le professeur Robert Webster, un des grands experts mondiaux du sujet devant la conférence annuelle sur les agents anti-microbiens (ICAAC), réunie cette semaine à San Francisco (Californie, ouest).
"Nous devons mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour empêcher ce virus de se transmettre et si cela se produit nous devons nous préparer à une pandémie", a ajouté cet épidémiologiste de St Jude Children's Research Hospital à Memphis (Tennessee, sud).
Selon lui, "il y aura un jour une pandémie de grippe d'origine aviaire, c'est une certitude absolue, mais nous ne savons pas si elle sera le fait d'un virus H5N1, H9, H2 ou peu importe".
Il a expliqué que le virus H5N1, extrêmement pathogène, provoque des symptômes chez les humains infectés par des volailles, similaires à ceux du H1N1 de la grande pandémie de 1918, comme notamment des diarrhées.
"La dernière fois qu'une grippe a provoqué des diarrhées c'était en 1918 et cela n'est pas bon signe", a souligné le professeur Webster.
Comme le H1N1 de la grippe espagnole de 1918 qui a fait de 20 à 50 millions de morts, le H5N1 pourrait aussi acquérir la capacité de transmission chez les humains par mutation, a-t-il expliqué.
On estime qu'il lui faudra dix mutations génétiques majeures pour devenir transmissible et "cela pourrait survenir à tout moment" en raison de son énorme dissémination, avertit Robert Webster.
Pour réduire cette dissémination, il est important de contrôler l'épizootie actuelle frappant les volailles, le principal foyer, et à cet égard la campagne de vaccination des volatiles au Vietnam a donné de bons résultats comme en témoigne l'absence désormais de cas d'infection animale et humaine.
En revanche, la situation indonésienne est préoccupante (52e décès) et sans apparemment de prise en main de la situation par les autorités, selon lui.
Parmi les signes d'espoir, le professeur Webster a cité un résultat encourageant, mais très préliminaire, d'une petite étude sur une dizaine de souris indiquant que le vaccin de la grippe saisonnière pourrait éventuellement aider à se protéger en cas de pandémie.
La moitié des souris ayant reçu l'ingrédient N, contenu dans tous les vaccins de la grippe saisonnière, ont survécu à une infection avec le virus hautement pathogène H5N1, a-t-il noté.
Cette expérience, première de ce type, conforte l'idée "d'une protection croisée" et plaide pour se faire vacciner tous les ans.
Pour les autorités sanitaires, cela montre aussi qu'il faut constituer des stocks de vaccins dont "les capacités de production mondiale restent très insuffisantes", a jugé le professeur Webster.
Une trentaine de prototypes de vaccins contre différentes lignées du virus de la grippe aviaire sont en développement dans le monde.
Le Dr. Arnold Monto, de l'Université de médecine du Michigan, a indiqué qu'avec "la structure actuelle de la population américaine, deux millions pourraient mourir en cas de pandémie", estimant que "les diverses actions (fédérales) entreprises n'ont pas changé les caractéristiques communes avec 1918".
David Bell, un responsable des Centres fédéraux de prévention et de contrôle des maladies, a expliqué que "l'objectif des préparatifs (quarantaine volontaire, fermeture des écoles...) n'était pas d'arrêter une pandémie mais d'en limiter l'impact sur les populations et le système de soins".
"J'espère que le virus H5N1 (de la grippe aviaire) ne pourra acquérir la capacité de se transmettre à l'homme car cela serait un cauchemar", a lancé le professeur Robert Webster, un des grands experts mondiaux du sujet devant la conférence annuelle sur les agents anti-microbiens (ICAAC), réunie cette semaine à San Francisco (Californie, ouest).
"Nous devons mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour empêcher ce virus de se transmettre et si cela se produit nous devons nous préparer à une pandémie", a ajouté cet épidémiologiste de St Jude Children's Research Hospital à Memphis (Tennessee, sud).
Selon lui, "il y aura un jour une pandémie de grippe d'origine aviaire, c'est une certitude absolue, mais nous ne savons pas si elle sera le fait d'un virus H5N1, H9, H2 ou peu importe".
Il a expliqué que le virus H5N1, extrêmement pathogène, provoque des symptômes chez les humains infectés par des volailles, similaires à ceux du H1N1 de la grande pandémie de 1918, comme notamment des diarrhées.
"La dernière fois qu'une grippe a provoqué des diarrhées c'était en 1918 et cela n'est pas bon signe", a souligné le professeur Webster.
Comme le H1N1 de la grippe espagnole de 1918 qui a fait de 20 à 50 millions de morts, le H5N1 pourrait aussi acquérir la capacité de transmission chez les humains par mutation, a-t-il expliqué.
On estime qu'il lui faudra dix mutations génétiques majeures pour devenir transmissible et "cela pourrait survenir à tout moment" en raison de son énorme dissémination, avertit Robert Webster.
Pour réduire cette dissémination, il est important de contrôler l'épizootie actuelle frappant les volailles, le principal foyer, et à cet égard la campagne de vaccination des volatiles au Vietnam a donné de bons résultats comme en témoigne l'absence désormais de cas d'infection animale et humaine.
En revanche, la situation indonésienne est préoccupante (52e décès) et sans apparemment de prise en main de la situation par les autorités, selon lui.
Parmi les signes d'espoir, le professeur Webster a cité un résultat encourageant, mais très préliminaire, d'une petite étude sur une dizaine de souris indiquant que le vaccin de la grippe saisonnière pourrait éventuellement aider à se protéger en cas de pandémie.
La moitié des souris ayant reçu l'ingrédient N, contenu dans tous les vaccins de la grippe saisonnière, ont survécu à une infection avec le virus hautement pathogène H5N1, a-t-il noté.
Cette expérience, première de ce type, conforte l'idée "d'une protection croisée" et plaide pour se faire vacciner tous les ans.
Pour les autorités sanitaires, cela montre aussi qu'il faut constituer des stocks de vaccins dont "les capacités de production mondiale restent très insuffisantes", a jugé le professeur Webster.
Une trentaine de prototypes de vaccins contre différentes lignées du virus de la grippe aviaire sont en développement dans le monde.
Le Dr. Arnold Monto, de l'Université de médecine du Michigan, a indiqué qu'avec "la structure actuelle de la population américaine, deux millions pourraient mourir en cas de pandémie", estimant que "les diverses actions (fédérales) entreprises n'ont pas changé les caractéristiques communes avec 1918".
David Bell, un responsable des Centres fédéraux de prévention et de contrôle des maladies, a expliqué que "l'objectif des préparatifs (quarantaine volontaire, fermeture des écoles...) n'était pas d'arrêter une pandémie mais d'en limiter l'impact sur les populations et le système de soins".