bémol
28/01/2004, 02h12
voici le programme du MR en 2002
1.2.1.3. Les pharmaciens :
Depuis le 1er avril de cette année, les pharmaciens sont obligés de percevoir intégralement les tickets modérateurs des médicaments, ce qui équivaut à la suppression des ristournes que la plupart d'entre eux accordaient à leurs clients, parfois sur base de leur propre marge bénéficiaire.
Cette ristourne est versée désormais à l'Assurance Maladie-Invalidité dont l'intervention est diminuée à concurrence de 1,4 milliards pour les spécialités remboursables.
Ce principe même est contesté par les pharmaciens qui ne voient pas à quelle affectation est destiné ce prélèvement qui, par ailleurs, ne règle pas le problème de distorsion de concurrence créé par les ristournes. En effet, certaines pharmacies, dans des secteurs davantage protégés peut-être, continuent à offrir des ristournes à leur clientèle, tandis que certains gros clients comme les CPAS, pour leurs maisons de repos, continuent à réclamer l'application d'une ristourne, parfois de l'ordre de 35 %.
Dès lors, une question se pose : comment peut-on, dans le cadre de la réglementation européenne, interdire totalement ou à tout le moins, uniformiser le système des ristournes ?
Faut-il pour ce faire donner force de loi au code déontologique intégré dans l'arrêté royal n°80 du 10 novembre 1967, revendiquer une harmonisation européenne, sachant que la Belgique est le seul pays où l'on accorde de telles ristournes, ou encore faut-il faire pression sur les gros clients qui réclament des ristournes exceptionnelles, tout en préservant l'autonomie communale et les finances des pouvoirs locaux ?
Indépendamment de la question cruciale des ristournes, une série de mesures posent encore problème aux pharmaciens, dont la marge bénéficiaire diminue de façon continue depuis plusieurs années et qui sont donc frappés de plein fouet par les mesures prises par le Ministre des affaires sociales à l'occasion du dernier conclave budgétaire, à savoir l'adaptation de la marge du secteur de la distribution, l'extension du remboursement de référence, la prescription DCI (dénomination commune internationale), l'ajustement du remboursement de certains médicaments de la catégorie Bf à la catégorie C ou la politique de vaccination via les Communautés.
Tout récemment, les négociations entre le Gouvernement et le secteur de la distribution ont abouti. Le Ministre des Affaires sociales a accepté de supprimer toute atteinte à la marge bénéficiaire des spécialités et de postposer jusqu'en juillet 2003 au moins sa mesure sur la marge des génériques. Le Ministre a aussi réduit le montant de la restitution forcée que doivent verser les pharmaciens à l'INAMI. Ce montant sera fixé à 4 % (au lieu de 7,7 % prévu) du prix du médicament. Il sera éventuellement adapté après une évaluation en juillet 2003.
Le Mouvement Réformateur veut réhabiliter le rôle du pharmacien dans le cadre de son plan d'urgence pour la médecine de proximité. En effet, le pharmacien est lui aussi un prestataire de première ligne.
De préparateur de médicaments, il en est devenu le dispensateur, mais surtout il est le conseiller dans le domaine du médicament.
Il s'implique dans le suivi pharmaceutique (pharmaceutical care) et, à cette fin, il a mis en place l'outil informatique nécessaire et une banque de données permettant de gérer les problèmes liés aux médicaments. Il a collaboré et porté le projet de carte d'identité sociale. Il peut suivre la compliance au traitement de ses patients et intervenir à bon escient pour garantir une qualité optimale du traitement.
Dès lors, le Mouvement Réformateur propose :
- l'instauration d'un honoraire de délivrance pour valoriser le rôle actif du pharmacien dans le système des soins de santé;
- la simplification administrative de tous les contrôles imposés aux pharmaciens, comme à d'autres prestataires de soins;
- le droit de substitution pour les pharmaciens, sauf si le médecin a clairement indiqué sur son ordonnance que le médicament n'est "pas substituable": de la sorte, on valorise à la fois les rôles du médecin comme spécialiste de la maladie et du pharmacien comme spécialiste du médicament. Cette proposition ne va donc pas à l'encontre de la liberté thérapeutique du médecin, mais devrait se limiter dans un premier temps à la substitution à l'intérieur de la classe des médicaments génériques;
- la revalorisation de la préparation magistrale qui permet une thérapie individualisée et améliore la compliance, par l'adaptation de la base de remboursement des matières premières;
- l'introduction d'une procédure d'enregistrement simplifié pour tous les produits de parapharmacie présentés comme ayant des « propriétés thérapeutiques »: ce n'est pas le producteur qui doit choisir par opportunisme le statut de son produit. Toutefois, à cet égard, le Mouvement Réformateur revendique une réglementation générale de tout le secteur de la parapharmacie, que les produits soient délivrés en officines ou dans le commerce traditionnel et ce, dans une optique de santé publique et de protection du consommateur. Cette réglementation devra s'établir en concertation et en accord avec le secteur de la distribution.
Enfin, partant du constat que le patient se veut un acteur de sa santé et de son bien-être et qu'à ce titre, il devient consommateur et que par ailleurs, le marché de la santé est et sera de plus en plus convoité par des "affairistes" qui ne raisonnent qu'en fonction des potentialités financières, le Mouvement Réformateur rappelle son attachement au principe « une officine égale un pharmacien ».
Ce principe, et son application stricte, outre qu'ils permettent l'exercice libéral d'une profession de la santé, évitent également les effets pervers qui seraient liés à la politisation ou à la « pilarisation » de toute une filière de la santé partant des mutuelles, des producteurs de médicaments génériques, des grossistes, des pharmaciens ...
De plus, en vue d'une nouvelle Pax Pharmaceutica, le Mouvement Réformateur propose de développer une véritable concertation entre les pharmaciens, l'industrie du médicament et les autorités publiques sur les matières suivantes :
- la limitation de la mise sur le marché des grands et des très grands conditionnements, qui sont source de mauvaise compliance et de gaspillage, et cela d'autant plus que l'effort financier demandé aux patients n'est pas proportionnel;
- l'augmentation du remboursement des matières premières destinées aux préparations magistrales;
- la réexamen de la structure des marges des pharmaciens ;
- l'adaptation de la marge plafonnée sur les spécialités pharmaceutiques;
- la transparence au niveau de la fixation des prix des spécialités pharmaceutiques;
- une politique de vaccination qui permettrait la délivrance des vaccins, avec des marges spécifiques à discuter par les officines et non exclusivement via les organes communautaires (Kind en Gezin, Office national de l'enfance).
Qu'en reste t-il aujourd'hui?
1.2.1.3. Les pharmaciens :
Depuis le 1er avril de cette année, les pharmaciens sont obligés de percevoir intégralement les tickets modérateurs des médicaments, ce qui équivaut à la suppression des ristournes que la plupart d'entre eux accordaient à leurs clients, parfois sur base de leur propre marge bénéficiaire.
Cette ristourne est versée désormais à l'Assurance Maladie-Invalidité dont l'intervention est diminuée à concurrence de 1,4 milliards pour les spécialités remboursables.
Ce principe même est contesté par les pharmaciens qui ne voient pas à quelle affectation est destiné ce prélèvement qui, par ailleurs, ne règle pas le problème de distorsion de concurrence créé par les ristournes. En effet, certaines pharmacies, dans des secteurs davantage protégés peut-être, continuent à offrir des ristournes à leur clientèle, tandis que certains gros clients comme les CPAS, pour leurs maisons de repos, continuent à réclamer l'application d'une ristourne, parfois de l'ordre de 35 %.
Dès lors, une question se pose : comment peut-on, dans le cadre de la réglementation européenne, interdire totalement ou à tout le moins, uniformiser le système des ristournes ?
Faut-il pour ce faire donner force de loi au code déontologique intégré dans l'arrêté royal n°80 du 10 novembre 1967, revendiquer une harmonisation européenne, sachant que la Belgique est le seul pays où l'on accorde de telles ristournes, ou encore faut-il faire pression sur les gros clients qui réclament des ristournes exceptionnelles, tout en préservant l'autonomie communale et les finances des pouvoirs locaux ?
Indépendamment de la question cruciale des ristournes, une série de mesures posent encore problème aux pharmaciens, dont la marge bénéficiaire diminue de façon continue depuis plusieurs années et qui sont donc frappés de plein fouet par les mesures prises par le Ministre des affaires sociales à l'occasion du dernier conclave budgétaire, à savoir l'adaptation de la marge du secteur de la distribution, l'extension du remboursement de référence, la prescription DCI (dénomination commune internationale), l'ajustement du remboursement de certains médicaments de la catégorie Bf à la catégorie C ou la politique de vaccination via les Communautés.
Tout récemment, les négociations entre le Gouvernement et le secteur de la distribution ont abouti. Le Ministre des Affaires sociales a accepté de supprimer toute atteinte à la marge bénéficiaire des spécialités et de postposer jusqu'en juillet 2003 au moins sa mesure sur la marge des génériques. Le Ministre a aussi réduit le montant de la restitution forcée que doivent verser les pharmaciens à l'INAMI. Ce montant sera fixé à 4 % (au lieu de 7,7 % prévu) du prix du médicament. Il sera éventuellement adapté après une évaluation en juillet 2003.
Le Mouvement Réformateur veut réhabiliter le rôle du pharmacien dans le cadre de son plan d'urgence pour la médecine de proximité. En effet, le pharmacien est lui aussi un prestataire de première ligne.
De préparateur de médicaments, il en est devenu le dispensateur, mais surtout il est le conseiller dans le domaine du médicament.
Il s'implique dans le suivi pharmaceutique (pharmaceutical care) et, à cette fin, il a mis en place l'outil informatique nécessaire et une banque de données permettant de gérer les problèmes liés aux médicaments. Il a collaboré et porté le projet de carte d'identité sociale. Il peut suivre la compliance au traitement de ses patients et intervenir à bon escient pour garantir une qualité optimale du traitement.
Dès lors, le Mouvement Réformateur propose :
- l'instauration d'un honoraire de délivrance pour valoriser le rôle actif du pharmacien dans le système des soins de santé;
- la simplification administrative de tous les contrôles imposés aux pharmaciens, comme à d'autres prestataires de soins;
- le droit de substitution pour les pharmaciens, sauf si le médecin a clairement indiqué sur son ordonnance que le médicament n'est "pas substituable": de la sorte, on valorise à la fois les rôles du médecin comme spécialiste de la maladie et du pharmacien comme spécialiste du médicament. Cette proposition ne va donc pas à l'encontre de la liberté thérapeutique du médecin, mais devrait se limiter dans un premier temps à la substitution à l'intérieur de la classe des médicaments génériques;
- la revalorisation de la préparation magistrale qui permet une thérapie individualisée et améliore la compliance, par l'adaptation de la base de remboursement des matières premières;
- l'introduction d'une procédure d'enregistrement simplifié pour tous les produits de parapharmacie présentés comme ayant des « propriétés thérapeutiques »: ce n'est pas le producteur qui doit choisir par opportunisme le statut de son produit. Toutefois, à cet égard, le Mouvement Réformateur revendique une réglementation générale de tout le secteur de la parapharmacie, que les produits soient délivrés en officines ou dans le commerce traditionnel et ce, dans une optique de santé publique et de protection du consommateur. Cette réglementation devra s'établir en concertation et en accord avec le secteur de la distribution.
Enfin, partant du constat que le patient se veut un acteur de sa santé et de son bien-être et qu'à ce titre, il devient consommateur et que par ailleurs, le marché de la santé est et sera de plus en plus convoité par des "affairistes" qui ne raisonnent qu'en fonction des potentialités financières, le Mouvement Réformateur rappelle son attachement au principe « une officine égale un pharmacien ».
Ce principe, et son application stricte, outre qu'ils permettent l'exercice libéral d'une profession de la santé, évitent également les effets pervers qui seraient liés à la politisation ou à la « pilarisation » de toute une filière de la santé partant des mutuelles, des producteurs de médicaments génériques, des grossistes, des pharmaciens ...
De plus, en vue d'une nouvelle Pax Pharmaceutica, le Mouvement Réformateur propose de développer une véritable concertation entre les pharmaciens, l'industrie du médicament et les autorités publiques sur les matières suivantes :
- la limitation de la mise sur le marché des grands et des très grands conditionnements, qui sont source de mauvaise compliance et de gaspillage, et cela d'autant plus que l'effort financier demandé aux patients n'est pas proportionnel;
- l'augmentation du remboursement des matières premières destinées aux préparations magistrales;
- la réexamen de la structure des marges des pharmaciens ;
- l'adaptation de la marge plafonnée sur les spécialités pharmaceutiques;
- la transparence au niveau de la fixation des prix des spécialités pharmaceutiques;
- une politique de vaccination qui permettrait la délivrance des vaccins, avec des marges spécifiques à discuter par les officines et non exclusivement via les organes communautaires (Kind en Gezin, Office national de l'enfance).
Qu'en reste t-il aujourd'hui?