OXYGEN
20/01/2007, 09h31
Par Helen Branswell, Canadian Press
Published: Thursday, January 18, 2007
TORONO (PC) - La souche du virus de l'influenza qui a causé la terrible pandémie de grippe espagnole en 1918 a provoqué une réaction immunitaire extrême chez des singes macaques. Selon des scientifiques canadiens et américains, le virus recréé en laboratoire a provoqué un écoulement de fluide majeur dans les poumons des singes qui se sont littéralement noyés dans leurs sécrétions.
Selon les chercheurs, cette réaction systémique semble appuyer l'hypothèse que le virus de la grippe espagnole a en quelque sorte amené le système immunitaire de patients en pleine santé à se retourner contre eux.
Les mêmes chercheurs avaient démontré dans des expériences précédentes que des souris infectées par le virus avaient également démontré une réaction hyper-immunitaire, ce qu'ils appellent une tempête de cytokine. La cytokine est une protéine fabriquée par le corps pour combattre les infections.
"Une réaction incontrôlée, ou réponse aberrante inflammatoire s'est produite", a expliqué l'un des responsables de la recherche, le Dr Michael Katze, de l'Université de Washington à Seattle.
Un expert des maladies infectieuses qui n'a pas été impliqué dans ces travaux a toutefois signalé qu'il fallait être prudent dans l'interprétation des résultats de ces recherches. Selon Adolfo Garcia-Sastre, les dommages notés dans les poumons des singes pourraient avoir été causés par le virus lui-même, qui s'est multiplié rapidement et à des niveaux extraordinaires à la suite de l'infection.
On estime que la grippe espagnole a fait quelque 50 millions de morts à travers le monde après son apparition en 1918.
© La Presse Canadienne 2007
Published: Thursday, January 18, 2007
TORONO (PC) - La souche du virus de l'influenza qui a causé la terrible pandémie de grippe espagnole en 1918 a provoqué une réaction immunitaire extrême chez des singes macaques. Selon des scientifiques canadiens et américains, le virus recréé en laboratoire a provoqué un écoulement de fluide majeur dans les poumons des singes qui se sont littéralement noyés dans leurs sécrétions.
Selon les chercheurs, cette réaction systémique semble appuyer l'hypothèse que le virus de la grippe espagnole a en quelque sorte amené le système immunitaire de patients en pleine santé à se retourner contre eux.
Les mêmes chercheurs avaient démontré dans des expériences précédentes que des souris infectées par le virus avaient également démontré une réaction hyper-immunitaire, ce qu'ils appellent une tempête de cytokine. La cytokine est une protéine fabriquée par le corps pour combattre les infections.
"Une réaction incontrôlée, ou réponse aberrante inflammatoire s'est produite", a expliqué l'un des responsables de la recherche, le Dr Michael Katze, de l'Université de Washington à Seattle.
Un expert des maladies infectieuses qui n'a pas été impliqué dans ces travaux a toutefois signalé qu'il fallait être prudent dans l'interprétation des résultats de ces recherches. Selon Adolfo Garcia-Sastre, les dommages notés dans les poumons des singes pourraient avoir été causés par le virus lui-même, qui s'est multiplié rapidement et à des niveaux extraordinaires à la suite de l'infection.
On estime que la grippe espagnole a fait quelque 50 millions de morts à travers le monde après son apparition en 1918.
© La Presse Canadienne 2007