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OXYGEN
01/02/2007, 08h03
L'ordonnance collective: un outil pour diminuer les grossesses non planifiées

Mots clés: Grossesses. Les régions. Ordonnance collective. Service sociaux.

Eric Robert <eric.robertSPAMFILTER@la-vie-rurale.ca>

LA VIE RURALE, 31 Janvier 2007

Les femmes du Québec auront plus facilement accès à la contraception hormonale dans toutes les pharmacies de la province. Dans le cadre de l'application de la Loi modifiant le Code des professions et d'autres dispositions législatives dans le domaine de la santé (Loi 90), il existe maintenant un modèle d'ordonnance collective pouvant être effectuée par un médecin ou par un groupe de médecins et permettant aux infirmières et aux pharmaciens communautaires d'initier la démarche visant l'accès à la contraception hormonale à des femmes en santé qui n'ont pas d'ordonnance individuelle de contraceptif.

Ainsi, une infirmière pourra évaluer la condition physique d'une femme qui consulte pour contraception, la renseigner sur les contraceptifs et l'aider à en choisir un, puis à se procurer un contraceptif auprès de son pharmacien, ou, au besoin, de tout pharmacien communautaire du Québec. Cette ordonnance collective implique une consultation auprès du médecin prescripteur ou de l'un des médecins prescripteurs dans les six mois suivant la visite chez l'infirmière afin d'obtenir une ordonnance de contraceptif pour plus d'un an, si cela s'avère nécessaire.

Sur un plan pratique, les infirmières remettront aux femmes un formulaire de liaison identifié à leur établissement ou à leur clinique sur lequel sera indiqué le contraceptif choisi. Munies de ce formulaire, les femmes pourront obtenir leur contraceptif de tout pharmacien communautaire du Québec. Les pharmaciens pourront honorer ces demandes de contraceptifs et offrir aux femmes les explications utiles à la prise du contraceptif.

Après avoir rendu accessible la contraception orale d'urgence directement en pharmacie, le Québec se dote maintenant d'une nouvelle stratégie de santé publique pour réduire les grossesses non planifiées. On sait qu'une femme sur trois aura recours à une interruption volontaire de grossesse durant sa vie reproductive. Le taux d'interruption volontaire de grossesse du Québec est le deuxième plus élevé au Canada, après celui des Territoires du Nord-Ouest.

Selon le président-directeur général de l'Institut national de santé publique du Québec, le Dr Richard Massé, "On ne saurait trop recommander l'importance de faciliter l'accessibilité à des contraceptifs efficaces pour toute la période où les femmes sont à risque de grossesses non planifiées. Qui plus est, en les accompagnant de plus près, nous pourrons aussi aborder avec elles la prévention des infections transmissibles sexuellement, ce qui n'est pas à négliger".