LDetry
06/06/2004, 17h37
Dans un communiqué de presse publié en réaction à la proposition
alternative de l’A.P.B. relative à la distribution des échantillons
médicaux, le syndicat de médecins ABSyM/BVAS déclare la guerre au
corps pharmaceutique. Ce communiqué de presse formule une série de
propositions (voir ci-dessous) à ce point dénuées de sens qu’elles ne
nécessitent aucun commentaire. La question qui s’impose est de savoir
pourquoi le syndicat des médecins perd ainsi les pédales…
L’an dernier, le nombre d’échantillons médicaux que les médecins pouvaient
recevoir était limité. A la demande des médecins et de l’industrie, le ministre
Rudy Demotte souhaitait fortement assouplir cette mesure. Les pharmaciens
demandèrent au ministre de prendre une proposition alternative en
considération, dans le cadre de laquelle ils seraient intégrés dans la distribution
de ces médicaments. L’accord conclu avec le ministre prévoyait uniquement que
ce dernier transmettrait cette proposition pour avis aux médecins et à l’industrie
pharmaceutique. Ce qui fut fait.Cette proposition alternative a déclenché une réaction très virulente de la part du
syndicat de médecins ABSyM/BVAS. Une réponse sur le fond n’a toutefois jamais
été formulée. Tous les ponts avec les pharmaciens ont été rompus par le biais
d’un communiqué de presse.
Il faut sans doute resituer cette réaction excessive du syndicat des médecins dans
le contexte des attaques répétitives auxquelles les médecins ont été exposés au
cours de ces dernières semaines. Le corps médical fut en effet pointé du doigt à
maintes reprises: parce que la prescription médicale serait trop influencée par
l’industrie pharmaceutique (‘Kies Recht’ sur la chaîne de TV flamande VTM) ou –
aujourd’hui encore – parce que les profils de prescription tendent à indiquer une
surprescription inutile des sartans.
En tant que pharmaciens, nous comprenons que la grande majorité bien
intentionnée des médecins a du mal à digérer ces atteintes portées à leur image.
Ce climat difficile permet également de comprendre un tant soit peu les réactions
extrêmement virulentes de certains représentants de médecins. De les
comprendre, mais pas de les accepter. Au nom des pharmaciens indépendants de
Belgique, l’A.P.B. regrette les propositions dénuées de sens de l’ABSyM/BVAS.
Si certaines mesures contenues dans l’accord avec le ministre Rudy Demotte
impliquent les pharmaciens et les médecins, le but de l’APB n’est certainement
pas de porter atteinte aux intérêts de ces derniers . L’objectif fondamental de
l’A.P.B. et du Ministre était et reste de développer la valeur ajoutée des deux
professions dans l’intérêt du patient et de l’assurance-maladie.
Au cours des négociations avec le cabinet des Affaires sociales, les pharmaciens
se sont vus octroyer un montant non négligeable, à répartir entre les deux
groupes professionnels, visant à soutenir et à encourager la concertation entre les
médecins et les pharmaciens. Jusqu’à ce jour, l’ABSyM/BVAS avait pris part de
manière constructive, au même titre que les autres représentants des médecins,
au développement de cette concertation locale. Dans leur réaction, n’apparaît à
aucun moment la raison pour laquelle leur participation à ces discussions est
maintenant interrompue. Il serait regrettable que, en l’absence de tout dialogue,
les médecins se mettent au contraire à boycotter le développement de cette
concertation. C’est pourquoi, l’A.P.B. invite ces derniers à renouer le dialogue et à
reprendre la collaboration. Une escalade dans ce conflit n’a pas de sens et ne sert
en rien les intérêts du patient.
Apr. Filip BABYLON, Voorzitter APB Phn. Bernard Bailleux, Vice-
Président
Apr. Dirk BROECKX, Secr-Generaal Phn. Anne Lecroart, Sécr-Général
alternative de l’A.P.B. relative à la distribution des échantillons
médicaux, le syndicat de médecins ABSyM/BVAS déclare la guerre au
corps pharmaceutique. Ce communiqué de presse formule une série de
propositions (voir ci-dessous) à ce point dénuées de sens qu’elles ne
nécessitent aucun commentaire. La question qui s’impose est de savoir
pourquoi le syndicat des médecins perd ainsi les pédales…
L’an dernier, le nombre d’échantillons médicaux que les médecins pouvaient
recevoir était limité. A la demande des médecins et de l’industrie, le ministre
Rudy Demotte souhaitait fortement assouplir cette mesure. Les pharmaciens
demandèrent au ministre de prendre une proposition alternative en
considération, dans le cadre de laquelle ils seraient intégrés dans la distribution
de ces médicaments. L’accord conclu avec le ministre prévoyait uniquement que
ce dernier transmettrait cette proposition pour avis aux médecins et à l’industrie
pharmaceutique. Ce qui fut fait.Cette proposition alternative a déclenché une réaction très virulente de la part du
syndicat de médecins ABSyM/BVAS. Une réponse sur le fond n’a toutefois jamais
été formulée. Tous les ponts avec les pharmaciens ont été rompus par le biais
d’un communiqué de presse.
Il faut sans doute resituer cette réaction excessive du syndicat des médecins dans
le contexte des attaques répétitives auxquelles les médecins ont été exposés au
cours de ces dernières semaines. Le corps médical fut en effet pointé du doigt à
maintes reprises: parce que la prescription médicale serait trop influencée par
l’industrie pharmaceutique (‘Kies Recht’ sur la chaîne de TV flamande VTM) ou –
aujourd’hui encore – parce que les profils de prescription tendent à indiquer une
surprescription inutile des sartans.
En tant que pharmaciens, nous comprenons que la grande majorité bien
intentionnée des médecins a du mal à digérer ces atteintes portées à leur image.
Ce climat difficile permet également de comprendre un tant soit peu les réactions
extrêmement virulentes de certains représentants de médecins. De les
comprendre, mais pas de les accepter. Au nom des pharmaciens indépendants de
Belgique, l’A.P.B. regrette les propositions dénuées de sens de l’ABSyM/BVAS.
Si certaines mesures contenues dans l’accord avec le ministre Rudy Demotte
impliquent les pharmaciens et les médecins, le but de l’APB n’est certainement
pas de porter atteinte aux intérêts de ces derniers . L’objectif fondamental de
l’A.P.B. et du Ministre était et reste de développer la valeur ajoutée des deux
professions dans l’intérêt du patient et de l’assurance-maladie.
Au cours des négociations avec le cabinet des Affaires sociales, les pharmaciens
se sont vus octroyer un montant non négligeable, à répartir entre les deux
groupes professionnels, visant à soutenir et à encourager la concertation entre les
médecins et les pharmaciens. Jusqu’à ce jour, l’ABSyM/BVAS avait pris part de
manière constructive, au même titre que les autres représentants des médecins,
au développement de cette concertation locale. Dans leur réaction, n’apparaît à
aucun moment la raison pour laquelle leur participation à ces discussions est
maintenant interrompue. Il serait regrettable que, en l’absence de tout dialogue,
les médecins se mettent au contraire à boycotter le développement de cette
concertation. C’est pourquoi, l’A.P.B. invite ces derniers à renouer le dialogue et à
reprendre la collaboration. Une escalade dans ce conflit n’a pas de sens et ne sert
en rien les intérêts du patient.
Apr. Filip BABYLON, Voorzitter APB Phn. Bernard Bailleux, Vice-
Président
Apr. Dirk BROECKX, Secr-Generaal Phn. Anne Lecroart, Sécr-Général