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Voir la version complète : Les cartes SIS


splendid2428
15/06/2004, 17h36
A nos amis médecins travaillant pour des maisons médicales ou centres médicaux pratiquant le tiers payant immédiatement, j'aimerai savoir si eux aussi sont soumis autant que nous aux tracasseries et contrôles inami que nous ?

Chez nous en tout cas les contrôles d'ordonnances sont très stricts, on les appelle d'ailleurs " contrôles MILITARY standard", c'est tout dire :p

Freedoc
16/06/2004, 06h51
Les médecins pratiquant le tiers payant rencontrent les problèmes suivants :

1. nous n'avions pas accès à la carte sis. En cas d'inassurabilité, nous n'étions pas payés.

2. nous avons accès à la carte sis, mais le % de TP est insuffisant pour couvrir les frais du lecteur et du soft

3. nos tiers payants sont honorés ... 3 mois après envoi en moyenne mais ça a tendance à s'améliorer depuis quelque mois,
les délais varient de 1 à 2 mois

SNOOPY
16/06/2004, 17h00
chez nous, les frais ne sont pas tristes non plus...

frais carte sis : compensation ridicule de l'INAMI avec malgré tout obligation de l'utiliser

ordinateurs : AUCUNE intervention des autorités et les "quelques" firmes qui occupent le marché nous les font payer au prix fort

remboursement : 3 mois de délai, et il ne s'agit pas de petits montants...

:ler :ler :ler

et malgré le système carte sis, avec les nouveaux contrôles, on nous refuse des remboursements de façon parfois totalement injustifiée, alors nous devons nous "battre" avec la mutuelle pour corriger le tir et soutirer les infos correctes

splendid2428
16/06/2004, 19h19
De plus on a depensé +/- 125.000 fb pour 2 lecteurs sis gem +

subvention de l'inami : 27.000 fb en tout

maintenances et mises à jour à notre charge

:ler :ler

Freedoc
17/06/2004, 07h46
Provient du message de SNOOPY
3 mois de délai, et il ne s'agit pas de petits montants...


Je sais, je sais ... notre chiffre d'affaire n'est pas comparable ;)

Zoro
17/06/2004, 08h19
Chiffre d'affaire ne veut pas dire bénéfices !

Exemple de problèmes rencontrés par les Pharmaciens :

Le mois dernier j’ai vendu 6 Embrel (6x595)

2 Humira (2x1180,26)

3 Casodex (3x154,76)

3 Zoladex (3x150,49)

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5645 euros

Exemple Humira : achat 1081,47 HTVA x1,06 = 1146,36

Vente = 1180,26

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bénéfice brut33,9 €c-à.d 2,87% du prix de vente.

Dans ce cas -ci pour un investissement de 5645 euros, le gain brut TVA incluse (sans décompter les impôts, les frais de tarification, etc.) est de maximum 250,61€ c-à-d une marge de4,4%

Dans ce cas, si l’on tient compte des taux débiteurs à la banque pour un emprunt de 2 mois (14%par an divisé par 12 fois 2 = 2,33%),cela fait, sur 5645 euros, 131,53euros

=>le bénéfice brut TVA incluse passe de 250,61 euros à 119,08 euros pour un investissement de départ de 5645 euros.

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Donc dans ce cas ci :pour un investissement à risque (car le pharmacien avance beaucoup de médicaments en attente d’une attestation) de 5646 euros le Pharmacien ne gagnera même pas119,08 euros !

Un rendement de même pas 2% pour un placement à risque n’existe dans aucune autre profession.

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Zoro

Zoro
17/06/2004, 08h25
Juste un question:

Le médecin serait-il prêt pour, lui aussi d'appliquer le tiers payant ?


Zoro

Zoro
17/06/2004, 08h34
Les Médecins et les Pharmaciens ont un combat commun dans l’Europe de demain : leurs survies dans les années à venir.


En effet la directive Bolkenstein ,la libéralisation du marcher au sein de l’Europe économique (avec notamment le danger de voir certains médicaments distribués en grandes surfaces), le danger grandissant de l’Internet (consultations médicales, ventes de médicaments et de faux médicaments) la diminution de la marge (pour le pharmacien), l’indexation faible des honoraires (pour les médecins), les grands modèles, la multiplication des génériques, la fonctionnarisation de notre profession et la main mise de l’industrie sur de nombreuses prises de décisions (raison pour laquelle elle voudrait faire disparaître la préparation magistrale et imposer ses prix).

Au lieu de nous tirer dans les pattes pourquoi ne pas avoir une attitude commune et ferme ?

Pourquoi ne pas essayer d’imposer nos mesures d’économies avant que l'ÉTAT ne nous impose les siennes !


Didier