Voir la version complète : pression des malades,patients ou clients
Il y a 1 semaine,un cliente vient me demander du diflucan 200 20 gel ...cela fait longtemps qu'elle prend du sporanox et " cela ne marche pas ".
Je lui demande l'ordonnance,elle n'en a pas
Je lui demande si c'est son médecin qui lui a dit de prendre le diflucan..."non,c'est une voisine qui a la même chose que moi et qui m'a dit de prendre du diflucan "
Je lui sort mon laius sur le fait que c'est au médecin de le décider,elle le prend mal car elle ne VEUT pas comprendre
Hier,la même cliente vient avec une ordonnance de diflucan prescrite par son medecin et me fait le reproche de ne pas lui avoir donné le diflucan puisque cela revient au même.
Bref cette petite histoire destinée à nos amis médecins montrant la pression que ces "malades " peuvent exercer et je rejoins tout à fait l'idée que les nutriments,en banalisant le médicament ,contribuent à amener ce genre d'attitude
cela m'est arrivé aussi avec du ciproxine, la patiente le voulait parce que sa soeur en a eu.
je refuse, l'envoie chez son médecin, scandale dans l'officine, "je viens chez vous depuis x années, bla bla, ....."
et elle revient 3 heures après en me narguant avec une preescription de ciproxine :mad:
cela m'a dépassé!Même si ce médicament était ce qui lui convenait le mieux par rapport à sa pathologie, pourquoi ne pas avoir prescrit du ciprofloxacine , pour qu'au moins elle ne joue plus au docteur la prochaine fois.Comment voulez vous qu'elle comprenne, et que la prochaine fois, elle ne recommence pas?
Bonjour,
J'irais même plus loin ! Il faut arriver à empêcher les publicités sur les médicaments. Dulcolax, par exemple : le problème de la constipation. La pub incite les patients à demander ce produit. Quand vous dialoguez avec le patient : régime de vie, sédentarité, maladie des laxatifs .... la solution est parfois trouvée sans dulcolax. Nous devons parvenir à faire reconnaître notre rôle de conseiller sans empiéter sur le territoire des médecins. Je connais un médecin qui me téléphone pour me demander un conseil sur tel ou tel médicament selon le diagnostic qu'il a posé. Nous discutons, il prend sa décision. Voilà où nous devons arriver. Pensons aux jeunes confères !!! Dialoguons, chacun à sa place, et tout ira mieux .
Un jour, j'ai téléphoné à un Médecin du coin pour l'avertir gentiment que le patient Untel, exagérait dans la prise de calmants et qu'un autre Médecin prescrivait lui aussi ces calmants.
Résultats des courses: le client est revenu chez moi fou-furieux parce que "je l'avais dénoncé au Médecin", et je ne l'ai jamais revu.....
Alors comprenez que parfois nous hésitons avant de vous mettre au courant de tels et tels problèmes.....:ler :ler
Et cette pression ne fera sans doute que s'accroître... C'est le 'patient empowerment' cher à l'Union Européenne, une politique habilement soutenue par l'industrie.
Après tout, selon la rhétorique Bolkenstein, le patient n'est qu'un consommateur et celui-ci doit pouvoir bénéficier d'un marché totalement libre. Il faut donc limiter au maximum les obstacles que représentent les médecins et les pharmaciens.
;)
Une fois on perd un client, une fois, on le fidélise à vie !
Voici, des refus de délivrance de ma part.
Je n'ai pas voulu délivrer des gouttes pour les oreilles et j'ai pourtant bien expliqué le danger au patient en le renvoyant vers son médecin.... un n'est pas revenu prétendant qu'il utilise les mêmes gouttes chaque mois (pas de trace dans mon ordi!).... un autre pourtant pas client chez moi est parti fâché et est revenu en s'excusant (il avait une otite avec perforation)
Idem, je repère plus ou moins facilement une mycose d'un eczéma... j'ai refusé de délivrer une crème à la cortisone (pourtant en vente libre) en lui affirmant que c'était une mycose et que la cortisone allait masquer le problème... elle est partie furieuse voir son médecin, comme je le lui avais conseillé vivement.
Elle est revenue : "oui, le médecin a dit que vous êtes un bon pharmacien... j'aurais dû vous écouter ! »
Moi, je n'ai pas peur de perdre un client, surtout si c'est un patient indiscipliné qui croit tout savoir mieux que le médecin et le pharmacien.
En fait, chaque pharmacien crée sa clientèle en la "dressant" et en lui imposant ses règles propres... le patient qui veut un vrai conseil avec parfois des refus justifiés, il le sait !
Didier Tenret (Zoro LamiZoro)
Moi pareil, je n'ai jamais hésité une seule minute à imposer mes règles parce que je démériterais à mes propres yeux de ne pas faire les choses en règle avec mon art et ma conscience. Et comme je n'ai pas envie de perdre ma vie à devoir la gagner, j'ai ainsi une patientèle qui me ressemble et me convient, ce qui fait que le boulot est agréable.
Cette hantise de perdre le patient en cèdant à tous les chantages est une inepsie qui finit par nous transformer en paillaisson et qui de plus est un non-sens. Quand j'impose mes règles, les patients les respectent parce qu'en échange ils savent pouvoir compter sur un service de qualité ( faut bien se jeter des fleurs puisque les politiques et les médias n'arrêtent pas de nous vilipender) et une écoute attentive.
Quand j'ai lancé le mouvement de grève dans mon secteur puis que je suis passée au 20/30, non seulement je n'ai pas perdu de patients mais j'en ai eu plein de nouveaux :v .
Alors cessons de :p , relevons la tête que diable:ler
Claude Dawance
C'est vrai que cette peur de perdre un patient conduit certains confrères à accepter et faire n'importe quoi....Je peux encore le comprendre pour les confrères n'ayant pas une grosse patientèle mais pour d'autres...
Pour vous , pharmaciens, le problème n'est-il pas différent?
Je n'ai pas une grosse patientèle et j'ai un salaire de misère mais j'ai eu tout à y gagner en augmentant mes honoraires hors convention, et en respect, et en revenu, et surtout, surtout dans ma propre-estime:) ;)
pareil pour nous , certains qui ont de gros emprunts font parfois n'importe quoi....
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