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Voir la version complète : relations pharmacien-médecin


bémol
26/07/2004, 22h38
Vous parlez de contacter un médecin pour discuter d'une prescription dont nous suspectons qu'elle est à risque...en théorie le dialogue entre nos professions devrait représenter un acte courant et nécessaire et bien tout cela reste utopique.
En effet je viens de vivre une expérience très pénible:en effet l'épouse d'un patient présente une ordonnance comportant un anti-inflammatoire.Son mari s'est fait opérer récemment et suit un traitement sous "clopidrogel" qu'il a bien entendu interrompu avant l'opération.Je discute avec cette dame qui m'a expliqué que son mari doit reprendre sont traitement d'anti-coagulant le lendemain.
Je vois dans le compendium qu'il existe un rique accru d'hémorragie digestive occulte avec cette asociation précise à savoir "clopidrogel-naproxène".Naturellement je téléphone au médecin pousr avoir quelques explications;notamment pour savoir si le patient doit effectivement reprendre son anti-coagulant le lendemain ou plus tard et le cas échéant si le médecin confirme cette association.Le médecin étant absent je dis à la cliente que je lui dirai quoi faire dès que j'aurai des nouvelles du médecin.Mal m'en a pris.En effetce dernier rappelle environ une heure plus tard,je commence à lui demander s'il savait ou non que le patient allait recommencer son traitement de"plavix"et que l'association avec du naproxène comporatant des risques il confirmait...je n'eus pas le temps de terminer ma phrase il se mit à hurlet que je n'y connaissais rien et que je voulais lui apprendre son métier.Il hurlait si fort que mon collègue et les clients présents l'ont entendu crier! et en ont été très choquésJe raccrochai alors non sans lui avoisr signifié que je ne pouvais discuter avec quelqu'un d'aussi grossier

Je pris alors la décision de lui écrire une lettre dans laquelle je lui ai dit que rien ne l'autorisait à traiter quelqu'un de la sorte et que mon "incompétence" dans ce cas trouvait matière à redire preuve en était que dans les compendium de Belgique,France...cette association précise était signalée comme comportant des risques!Je lui manifestais aussi que pour ma part et cela n'engageait que moi,il ne présentait pas certaines qualités humaines indispensables à un médecin.C'est mon opinion.
Cette lettre je l'ai écrite car pour moi ce médecin insultait par son comportement tout le corps professoral des pharmaciens et je pense que jamais nous ne devrions laisser quelqu'un(médecin ou autre )insulter notre profession par des attaques injustifiées dirigées ne serait-ce que vers un seul de ses membres.
Et résultat.. le médecin m'a envoyé un mot sans explications pour me signifier qu'il avait envoyé la lettre que je lui ai adressée en privé à l'Ordres des Pharmaciens assorti de ses commentaires que bien entendu il ne m'a pas transmis.Comment va réagir l'Ordre?wait and see... Dois-je aussi déposer une plainte à l'Ordre des Médecins?Votre opinion m'intéresse.Bémol

metens
27/07/2004, 18h48
Réaction difficilement acceptable du confrère (qui peut s'expliquer parfois par le contexte).
Doit-on conclure quelque chose d'un cas particulier? Je ne pense pas , chacun d'entre nous pourrait raconter un épisode décevant de sa relation avec un membre de l'autre profession.
En tout cas , on a tout intérêt à se parler et se rencontrer plus souvent.

pere santine
27/07/2004, 20h15
Je trouve la reéaction de Bémol toutà fait justifiée et déontologique. :v

En effet, la lettre envoyée au contenu que j'imagine non injurieux mais peut-être un brin (trop) ironique pour le médecin reste dans ce que les éditeurs de DVD à la location appellent le "cercle privé".

Une affiche apposée dans l'officine avec des néons de couleur autour et un gros "bouh le méchant médecin" relevrait de l'Ordre...

Le problême vient de l'apparent complexe de supériorité de celui qui croit que 2 ans en plus sur les bancs de l'Université (qu'elle soit catholique ou non) vous apporte l'Infaillibilité Prescriptoriale.

Dans un domaine où les conséquences de nos actes de médecins, pharmaciens, infirmières, kinés ... peuvent mener à des drames, il s'agit de se savoir se remettre en question avec pour premier intérêt la santé des gens que l'on soigne et passer outre de nos fiertés personnelles.

De plus, légalement, le pharmacien se doit de refuser la délivrance d'un médicament qu'il sait dangereux pour la santé du patient. Sa responsabilité peut être engagée (cfr chroniques juridiques des annales)

Conclusion: apprenons à mieux nous écouter les uns les autres et agissons en adultes responsables

Nb: il bien entendu que des pharmaciens ne se comportent pas tous comme des anges...

:sss

Freedoc
29/07/2004, 17h13
Provient du message de bémol

Et résultat.. le médecin m'a envoyé un mot sans explications pour me signifier qu'il avait envoyé la lettre que je lui ai adressée en privé à l'Ordres des Pharmaciens assorti de ses commentaires que bien entendu il ne m'a pas transmis.

Comment va réagir l'Ordre?wait and see... Dois-je aussi déposer une plainte à l'Ordre des Médecins?Votre opinion m'intéresse.Bémol

Peux-tu nous transcire le texte de ta lettre envoyée en privé ?

Amicalement

Freedoc
29/07/2004, 17h20
Provient du message de bémol

je commence à lui demander s'il savait ou non que le patient allait recommencer son traitement de"plavix"et que l'association avec du naproxène comporatant des risques il confirmait...je n'eus pas le temps de terminer ma phrase il se mit à hurlet que je n'y connaissais rien et que je voulais lui apprendre son métier.


Cette réaction est évidemment fort peu élégante et ne correspond pas à une attitude déontologique.

Cependant, rien n'est absolu en matière d'interactions.
Souvent nous sommes médicalement amenés à transgresser certaines limites en surveillant les conséquences de ces risques calculés.

Le médecin n'est probablement pas au courant que la vocation du pharmacien est différente de celle de l'épicier de son village et ne conçoit pas encore celle-ci comme une collaboration active au bénéfice du patient.

Votre zone de soins est sans doute couverte par un cercle de médecins généralistes, je vous conseille d'en contacter le président ou le vice-président afin de susciter des rencontres inter-professionnelles et, pourquoi pas, d'éditer un manuel à l'usage des rustres et des mal-polis (avec un autre titre, cela va de soi ;-) )

Amicalement

bémol
30/07/2004, 07h57
Je ne souhaite pas envoyer cette lettre elle revêt por moi un caractère strictement confidentiel bien que le médecin en question ait décidé de l'envoyer à l'Ordre des Pharmaciens.
A ce propos l'Ordre m' a soutenue et a approuvé totalement ma réaction ,en signalant au médecin la gravité de cette interaction et en reconnaissant le bien-fondé de ma réaction.
Qaunt au fait que certains médecins passent au-delà de certaines interactions il y aurait là matière à discuter, notre rôle de spécialistes du médicament fait que les médecins devraient nous consulter plus souvent et au moins nous écouter.
On rencontre hélas relativement souvent de telles erreurs qui peuvent parfois coûter la vie aux patients ou du moins laisser des séquelles dramatiques.

Les médecins de mon quartier sont d'ailleurs très satisfaits d'une telle collaboration avec les pharmaciens et se disent en totale confiance avec nous;d'où efectivement la nécessité de la créatiuon de groupes de dialogue médecins-pharmaciens.

Freedoc
30/07/2004, 10h27
Provient du message de bémol
l'Ordre m' a soutenue et a approuvé totalement ma réaction ,en signalant au médecin la gravité de cette interaction et en reconnaissant le bien-fondé de ma réaction.


Je suis heureux que tu n'ais été inquiétée danvantage par cette action déontologique.
Cependant, ceci ne règle pas le problème vis à vis du mauvais coucheur à qui tu as eu affaire.
Si la situation se reproduisait avec le coco en question, informe le encore des interactions que tu constates et si le ton n'a pas changé, rappelles-lui ses obligations déontologiques et l'existence d'un conseil provincial compétent.

Amitiés