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Lilly ferme son site de MSG Louvain la Neuve (-300 emplois)
Perte de 330 emplois près de LLN (28/06/2006)
Eli Lilly envisage de fermer son site de recherche à Mont-St-Guibert MONT-SAINT-GUIBERT La direction de la société pharmaceutique Eli Lilly a annoncé mercredi matin, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire organisé sur son site de Mont-Saint-Guibert (Brabant wallon), sont intention de fermer le site de recherche et développement de Mont-Saint-Guibert, qui emploie 330 personnes. Le site de Bruxelles, qui emploie plus de 200 personnes chargées de la commercialisation et de la recherche clinique, n'est pas concerné par ce projet de restructuration. Le centre de recherche de Mont-Saint-Guibert regroupe des scientifiques spécialisés notamment dans la toxicologie et le développement chimique. C'est en examinant les capacités du groupe au niveau mondial en matière de recherche que les responsables ont estimé qu'il y avait une surcapacité dans ces domaines. La suppression du centre est donc envisagée pour réaliser des économies liées à l'exploitation de sites multiples et une meilleure utilisation des ressources. "Eli Lilly n'est pas en difficulté mais il faut se préparer à l'avenir, dans un environnement pharmaceutique mondial de plus en plus difficile", a précisé le porte-parole de la société, Stéphane Willems. L'annonce de ce projet de fermeture a entraîné le déclenchement de la procédure Renault sur le licenciement collectif. Après la phase d'information des partenaires sociaux, la direction souhaite entamer au plus vite la phase de consultation permettant de présenter des propositions et contre-propositions à cette décision de fermeture. Aucune date de fermeture du centre de recherche n'a été fixée et il est prématuré de dire si les 330 membres du personnel seront licenciés ou recevront des propositions pour aller travailler dans d'autres implantations du groupe à l'étranger. Eli Lilly s'était installé en 1993 à Mont-Saint-Guibert - en réalité, le zoning borde celui de Louvain-la-Neuve et la société a des coopérations multiples avec l'UCL -, sur un site de 11 hectares repris à une filiale de Monsento. La restructuration annoncée mercredi matin ne touche pas que Mont-Saint-Guibert: le groupe basé à Indianapolis, aux Etats-Unis, envisage également la fermeture d'un site de recherche à Hambourg, en Allemagne, et d'un site de production à Basingstoke, en Angleterre. ... |
C'était prévisible et prévu pour ceux qui lisent l'info sur internet !
http://www.lapharmacie.be/vb/showth...highlight=Lilly |
Et un des permanents syndicaux croyait que comme le site était repris dans le plan Marshall de Di Ruppo, il était protégé contre une fermeture! Ils doivent bien rire à Indianapolis du plan Marshall, ils doivent croire que la Belgique est restée bloquée en 1945. Ceci dit , il n'y a pas que Lilly qui licencie à LLN : Abbott, Pfizer ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Marshall |
UCB intéressé par la recherche d'Eli Lilly (La Libre Belgique)
(Belga) Le centre de recherche et de développement d'Eli Lilly à Mont-Saint-Guibert, dont le laboratoire américain a annoncé mercredi la fermeture prochaine, intéresse le groupe biopharmaceutique belge UCB, révèle samedi La Libre Belgique. "Il n'y a encore aucun projet concret, l'annonce de la fermeture est trop précoce. On explore diverses possibilités", a expliqué Jean-Christophe Donck, le porte-parole d'UCB. Même si UCB ne reprend rien du site d'Eli Lilly, la société se dit intéressée par son personnel. "Nous sommes toujours à la recherche de personnel qualifié", ajoute le porte-parole. Par contre, GSK, l'autre grand groupe pharmaceutique installé dans le Brabant wallon, ne semble pas intéressé par l'infrastructure d'Eli Lilly, indique encore le quotidien. (VAD) |
Eli Lilly devra rembourser les aides perçues
"Il y a plusieurs dossiers d'aide à l'investissement au nom de cette entreprise", a-t-on expliqué au cabinet du ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt (photo). La Région wallonne a l'intention de réclamer le remboursement de certaines aides à l'investissement versées à l'entreprise pharmaceutique Eli Lilly, qui a annoncé mercredi son intention de fermer son centre de recherche et de développement à Mont-Saint-Guibert (330 emplois). "Il y a plusieurs dossiers d'aide à l'investissement au nom de cette entreprise", a-t-on expliqué au cabinet du ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt. Certains sont assez anciens, d'autres plus récents. Nous allons les examiner et nous appliquerons les dispositions légales prévues". Le cabinet ne disposait pas encore du montant exact des aides. Eli Lilly est disposée à rembourser une partie des aides si elle y est contrainte, a indiqué un porte-parole de l'entreprise. Il a refusé de divulguer les montants en cause, mais parle d'une somme inférieure à un million d'euros. Par ailleurs, l'entreprise américaine Abbott, située face au site d'Eli Lilly sur le zoning scientifique de Louvain-La-Neuve, a procédé en début de semaine au licenciement de sept de ses délégués médicaux et au recasement en interne de treize autres. Et chez UCB à Wauthier-Braine, cela fait plusieurs mois qu'une restructuration "light" se négocie avec les syndicats, principalement au niveau de la production. L'entreprise "cherche à se séparer de 80 à 90 ouvriers sur les 476 qui travaillent sur le site, mais l'entreprise n'a pas entamé un processus formel de restructuration", a expliqué au Soir Robert Vertenueil, secrétaire régional CG-FGTB. (belga) |
UCB intéressé par la recherche d'Eli Lilly
Sandrine Vandendooren Mis en ligne le 30/06/2006 - - - - - - - - - - - Le groupe belge pourrait reprendre une partie des activités du centre de R&D que le labo américain veut fermer à Mont-Saint-Guibert. GSK n'est, lui, pas intéressé. La Région wallonne envisage de réclamer certaines aides accordées à Eli Lilly. http://www.lalibre.be/article.phtml...5&art_id=294827 |
TROP PETIT POUR SURVIVRE A LONG TERME
Mont-Saint-Guibert, victime de l’indépendance d’Eli Lilly ? 6 juillet 2006 Belga© «Si l'on n'obtient pas le remboursement de produits souhaités, notre centre de recherche ne peut être maintenu en l'état» menaçait Sidney Taurel, le patron de Eli Lilly, en mai 2005. Dont acte. Le site belge du labo pharmaceutique va fermer ses portes : 330 emplois passent à la trappe. Pourquoi ? Depuis de nombreux mois, le laboratoire Eli Lilly bataille pour obtenir le remboursement de ses nouveaux produits. Avec peu de succès. Le laboratoire affirme pourtant que ses investissements sur le sol belge, _$ 64,5 millions_ dépassent largement les coûts générés par le remboursement de ses molécules. L'intransigeance gouvernementale a-t-elle précipité le départ du laboratoire américain ? Pas nécessairement. Tous les acteurs du marché belge du médicament s'accordent à dire que le dialogue avec les autorités publiques s'est amélioré. Une agence du médicament va être créée pour accélérer la sortie des nouveaux médicaments sur le marché. De plus, un projet de loi prévoit des avantages fiscaux pour les entreprises pharmaceutiques qui apportent une certaine valeur ajoutée en recherche et développement sur le sol belge. Eli Lilly était l'un des ces labos. Les raisons de cette fermeture sont donc à chercher ailleurs. La mise au point de nouvelles molécules exige des dépenses sans cesse croissantes. En 25 ans, ces coûts ont été multipliés par 25 alors que le rythme des commercialisations n'a pas suivi la même tendance (voir graphique). En cause : la sévérité des autorités sanitaires, la réticence des gouvernements (Europe), des assureurs (Etats-Unis) à rembourser des molécules à la plus-value thérapeutique discutable. Eli Lilly estime que l'aboutissement d'un projet lui coûte en moyenne $ 1,1 milliard. Il souhaiterait ramener cette somme à $ 800 millions. Pour ce faire, il doit rogner sur ses dépenses. «Malheureusement, les petites entités comme celle de Mont-Saint-Guibert paient cette cure d'amaigrissement au prix fort. Avec ses 300 employés, le site belge ne pèse pas bien lourd face aux 8.000 chercheurs répartis dans 9 pays. C'est la victime toute trouvée, qui ne remet pas en cause la stratégie globale du groupe» affirme un expert du marché. Eli Lilly confirme que la plupart de ses centres de recherche européens étaient trop petits pour exister de façon indépendante sur le long terme. Les compétences de Mont-Saint-Guibert, facilement transportables, devraient être rapatriées aux Etats-Unis. Plus fondamentalement, le site brabançon est peut-être la victime de la stratégie d'indépendance de sa maison-mère. Ces dernières années, de nombreux laboratoires (Pfizer, GSK, Sanofi-Aventis) ont réalisé de grosses fusions pour croître. Ce que Lilly a toujours refusé. Ces rapprochements ont permis de garnir les réservoirs de produits des laboratoires fusionnés. La fusion de deux sociétés permet de réduire les dépenses en créant un impact positif mécanique sur les bénéfices. «Volontairement isolé, Eli Lilly doit soigner sa productivité, sa rentabilité et in fine sauvegarder son indépendance en fermant ses petits sites» conclut notre interlocuteur. Après les fusions dévoreuses d'emploi, c'est à présent l'indépendance des sociétés qui est responsable de licenciements massifs. Pierre-Yves Warnotte http://www.trends.be/CMArticles/Sho...§ionID=1173 |
LLB : les filiales US en Belgique ont peu de pouvoir
Les filiales belges des multinationales américaines ont généralement peu de pouvoir de décision. Les décisions de s'étendre ou de réduire, voire carrément de stopper leurs activités sur le sol belge, viennent tout droit d'outre-Atlantique. On l'a vu avec la récente annonce de la fermeture du centre de recherche et développement (R&D) du groupe pharmaceutique américain Eli Lilly à Mont-Saint-Guibert. (...) NDLR : surtout lorsqu'on sait que le budget de Lilly MSG coûtait bien plus que Lilly Benelux n'aurait jamais pû générer en bénéfice. C'est donc bien Lilly US qui payait la facture ... et c'est encore celui qui paie qui décide (sauf dans certaines régions du pays)! |
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